vendredi 11 janvier 2019

YASHIMA – Le numéro 3 bientôt en kiosques

Nous sommes déjà début janvier, l’heure de reprendre le chemin des tatamis après les écarts des fêtes de fin d’année, et de retrouver vos magazines préfères en kiosques ou dans votre boite aux lettres. Vous serez donc heureux d’apprendre que le numéro 3 de Kashima est actuellement à l’impression et que vous pourrez donc l’avoir entre les mains dans les jours qui viennent (le 23 janvier dans vos kiosques).


La version Classic, disponible en kiosques


Mushin

Après deux numéros consacrés au thème Hyoshi, pour le numéro 3 nous sommes allés recueillir les avis d’experts sur le thème Mushin – l’absence d’intention. Mushin est un terme dont la plupart des pratiquants ont entendu parler, sans avoir forcement eu la chance de l’expérimenter, et qui fait certainement partie des capacités légendaires que l’on attribue aux plus grands adeptes.

Je suis convaincu que les visions croisées de Baptiste Tavernier (Tankendo, Jukendo, Naginata), Areski Ouzrout (Karate), Patrick Roux (Judo) et André Cognard (Aikido) vous apporteront de nombreux éléments de réflexion.


Le Grand Entretien avec Kawabe Takeshi

Kawabe sensei est le seul professionnel du Daito-ryu Aiki jujutsu Takumakai. J’ai personnellement eu la chance de le rencontrer en 2017 et de pratiquer sous sa direction alors qu’il était à Paris dans le cadre de la Nuit des Arts Martiaux Traditionnels, et j’ai particulièrement apprécié sa bienveillance et sa grande maitrise du principe Aiki.

Pour ce numéro, Leo Tamaki est allé à sa rencontre et est revenu sur plusieurs décennies de pratique. Un entretien passionnant, à lire et à relire.


Yokota Kousaku, la préservation du Karate d’Asai sensei

Ce numéro contient également un entretien avec Yokota Kousaku, élève d’Asai sensei en Karate Shotokan et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Si Yokota sensei enseigne à travers le monde, il reste avant tout un pratiquant passionné qui continue de pratiquer plusieurs heures par jour à un rythme que peu d’entre nous arriveraient à tenir. Pour fêter ses 71 ans il a d’ailleurs choisi de réaliser… 7,171 pompes dans la journée ! J’ai pris un très grand plaisir à échanger avec cet adepte du plus haut niveau sur la formation du corps et sa vision du corps Karate, et je pense que tout pratiquant d’arts martiaux y trouvera une source d’inspiration.

Comme dans les numéros précédents vous retrouverez également les rubriques santé, spiritualité, voyage, histoire des arts martiaux, et bien d’autres


Le choix de la version Exclusive

La version Exclusive tient toujours autant ses promesses. Vous êtes nombreux à nous avoir fait des retours positifs sur la version Exclusive, la qualité de son papier et la beauté de ses photos. Comme nous l’avions déjà fait dans le numéro 2, nous sommes heureux de proposer un article inédit dans cette version.

Cette fois-ci, je suis allé à la rencontre d’Irie sensei, fondateur du Kokodo jujutsu et Shiatsu dans son dojo de Saitama au Japon. Dans cet entretien, Irie sensei nous parle plus précisément des liens entre Shiatsu et jujutsu. Cet entretien n’étant propose que dans la version Exclusive du magazine, je ne peux que vous recommander chaudement de vous abonner.

La version Exclusive vient également avec une couverture Exclusive pour les collectionneurs. 

La version Exclusive, disponible sur abonnement


 

mardi 8 janvier 2019

Bilan 2018

Dans mon bilan 2017, j’avais annoncé que 2018 serait une année un peu spéciale pour plusieurs raisons. Notamment parce qu’elle marquait mes 20 ans de pratique et 10 à Hong Kong, et qu’il s’agissait d’une année du chien, mon signe astrologique, marquant donc la fin d’un cycle et le début d’un nouveau. Voyons ce qu’il en fut

Des stages, encore et toujours

Comme chaque année j’ai eu la chance de voyager un peu et de donner quelques stages dans différents endroits du globe. Cette année j’ai eu l’occasion de visiter 4 dojos en France, 2 en Belgique et 1 en Italie, mais aussi de retourner à Singapour donner un stage d’Aunkai.

A Hong Kong, j’ai commencé à organiser des stages réguliers d’Aunkai, ainsi que des stages croisés Aunkai x Aikido, qui ont permis de donner un peu plus de visibilité à l’école, petit à petit.

Comme l’année précédente j’ai continué à recevoir des pratiquants de très haut niveau qui ont aidé le groupe à progresser: Leo Tamaki (Kishinkai Aikido) en janvier, Robert John (Aunkai) en mars et novembre, et Miyakawa Kazuhisa (Aunkai) en septembre. Maul Mornie a également fait son grand retour à Hong Kong après plus de 8 ans d’absence, pour un stage de très haut niveau dans lequel il a fait preuve d’une pédagogie vraiment exceptionnelle.

En plus de ces nombreux stages, j’ai eu l’occasion de me rendre plus régulièrement au Japon cette année. Trois séjours à Tokyo, auxquels aurait dû se rajouter un passage à Kyoto si le kami des typhons n’en avait pas décidé autrement.  Avec une semaine à chaque fois, ce fut une occasion inespérée de pratiquer Aunkai plus intensément, mais également de retourner à Shizuoka voir Washizu sensei, 8 ans après mon premier (et unique) séjour.


Méthode Wim Hof

J’ai débuté la méthode Wim Hof fin juillet par son cours en ligne de 10 semaines et j’ai ensuite eu l’occasion de participer à deux stages sur la méthode à Hong Kong.

Si vous ne connaissez pas Wim Hof, il fait partie de ces gens “hors normes” qui ne semblent pas soumis aux mêmes règles que nous autres, simples mortels. Wim Hof est couramment appelé “Iceman” pour sa capacité à résister à des températures extrêmes. Via une méthode relativement simple de respiration, Wim Hof est effectivement capable de prouesses tels que monter le Kilimandjaro en short, ou passer près de 2h dans un bain de glace…

J’ai débuté la méthode pour deux raisons. Tout d’abord parce que je suis très sensible au froid et qu’il est probablement temps que j’affront le sujet au lieu de l’éviter. La deuxième est que comme tout le monde j’ai horreur d’être malade et que si prendre des douches froides peut m’aider à éviter ça, je suis prêt à le faire.

Les stages eux-mêmes ont été la partie la plus intéressante car ils m’ont permis de repousser très largement mes limites, atteignant des temps de rétention de 4.30 alors que je dépassais rarement 2 minutes à la maison, et surtout m’amenant au ice bath en cette fin d’année. Si je prends des douches froides depuis plusieurs mois maintenant, le bain de glace est un autre niveau, tant physiquement que mentalement. Je ne peux pas dire que ça a été facile, ça n’était d’ailleurs pas le but, mais ça m’a montré que rester 2 minutes dans la glace n’allait pas me tuer. Et par extension que je suis capable de beaucoup plus que ce que je veux bien croire.



Yashima

J’avais promis quelques surprises pour 2018. Yashima était sans doute la plus inattendue. Alors que nous préparons actuellement le 3e numéro de cette revue sur le Japon et ses arts martiaux, je suis très fier de la place que le magazine a tout de suite trouvée dans le cœur des pratiquants. Magnifiquement mis en valeur sur du beau papier et avec un design sobre et épuré, le contenu réalisé par et pour des passionnes n’en est que mieux mis en avant et je reste intimement convaincu que Yashima est le magazine qui manquait dans le milieu francophone des arts martiaux.

En parallèle, alors que Dragon Spécial Aikido a été repris en main par Germain Chamot, je suis très honore qu’il m’ait renouvelé sa confiance pour contribuer à ce magazine devenu un incontournable.

La contrepartie est que j’ai peu écrit sur le blog cette année. J’en suis désolé, je dois avouer que le temps m’a manqué…



Des passages de grades en pagaille

Les passages de grades ne m’ont jamais réellement excité, et j’ai longtemps cherche à les éviter plus qu’autre chose. Mais j’ai finalement compris qu’ils avaient un intérêt. Non pas forcement pour moi en tant qu’individu, mais pour permettre une meilleure lisibilité de la pratique pour des gens extérieurs. A titre personnel, cela reste également un moyen comme un autre de voir ou on en est à un instant T et surtout d’avoir un retour sur sa pratique, ce qui n’est jamais négligeable.

Le passage qui a le plus compte pour moi cette année est sans conteste le shodan de Hugh en Nihon Jujutsu devant les dirigeants du Nippon Seibukan. Hugh me suit depuis la création du dojo il y a plus de 6 ans, ne rate presque aucun entrainement et s’entraine régulièrement chez lui. Il est parti de zéro a plus de 50 ans et a fait des progrès extraordinaires. Je suis très heureux qu’il ait pu obtenir son shodan et je suis impatient de voir ses progrès futurs.

De mon côté, cette année m’a aussi permis de valider un 5e dan Renshi en Nihon Jujutsu. Grade qui m’importait peu mais qui m’a servi d’excuse notamment pour apprendre le kata Godan du Nihon Tai Jitsu, trop méconnu à mon gout. Et surtout j’ai pu valider le titre de Kyoshi devant Akuzawa sensei en cette fin d’année. Cette validation était plus importante à mes yeux car Aunkai est depuis longtemps au cœur de ma pratique et indéniablement la pratique qui m’a le plus marqué. En dehors du titre qui compte assez peu à mes yeux, cela veut surtout dire que je pourrai enseigner officiellement en cours réguliers ou en stages et donc apporter plus de soutien au développement de l’école.


2019…

2018 devait marquer la fin d’un cycle et le début d’un nouveau. C’est chose faite à plus d’un titre. Martialement je suis plus que jamais engage dans l’Aunkai et j’ai pu commencer des projets comme Yashima qui ont un vrai impact pour la communauté martiale.

Mais 2018 marque aussi un tournant plus large pour moi puisque début 2019, notre famille verra son nombre doubler avec l’arrivée de nos deux garçons. Une nouvelle aventure s’annonce, et avec elle son lot de réorganisation