dimanche 30 décembre 2018

Sortir de sa zone de confort

Nous cherchons naturellement le confort, cet endroit où tout va bien, où nous avons le contrôle. Pas d'inconnu, pas de stress, pas de danger. Rien de nouveau non plus, bon ou mauvais. Si retourner dans notre zone de confort de façon régulière est une bonne chose et évite de se retrouver écrasé sous une montagne de stress, il est important de comprendre que la magie se passe à l'extérieur de cette zone, pas à l'intérieur.


Méthode Wim Hof et bain de glace
J'aime explorer ce qui se passe hors de ma zone de confort,  et c'est pour cette raison que j'ai commencé la méthode Wim Hof fin juillet de cette année. Wim Hof, un Hollandais un peu dingue sur les bords, est connu pour ses exercices de respiration, sa résistance au froid extrême et son contrôle conscient de son système immunitaire. Pour en savoir plus sur lui et sa méthode, je vous invite à jeter un oeil à ce documentaire de Vice:

  


Après avoir terminé la formation en ligne de 10 semaines, j'ai eu la chance de trouver un atelier axé sur la respiration Wim Hof à Hong Kong, et cela a largement dépassé mes attentes. Je suis ressorti défoncé, après avoir senti des picotements intenses sur tout mon corps ( et quelques convulsions aussi...) à cause des exercices de respiration, et jamais dans mes rêves les plus fous je n'aurais pensé pouvoir retenir mon souffle si longtemps (max. 4.30 min ce jour-là, quand je ne pouvais presque plus que 2 min à la maison).

C’était incroyable mais nous ne pouvions pas faire un bain de glace ce jour là, question de logistique. Je prenais déjà des douches froides quotidiennement mais une partie de moi voulait essayer l'étape suivante. Et une partie de moi ne le souhaitait clairement pas.

Et puis, en décembre, un nouvel atelier a été organisé, cette fois avec bain de glace. D'abord excité par l'idée, j'ai aussi rapidement été un peu effrayé par l'idée, mais je .me suis tout de même inscrit. Je me suis ensuite demandé pourquoi je me mettais dans des situations pareilles sans être forcé par quiconque... Pourquoi une personne sensée sauterait-elle dans une baignoire pleine de glace?

J'ai longtemps détesté le froid, je dirais même qu'une partie de moi en avait peur. Et le fait est que cela ne m’a pas aidé à grandir. Je craignais le froid, mais avais-je de bonnes raisons pour cela? Après tout, je n’étais jamais allé dans un bain de glace auparavant, je craignais donc quelque chose que je ne connaissais pas… Est-ce que ça a été douloureux? Oui, vraiment. Est-ce que je le referai? Très probablement. C'était douloureux et il était très difficile de respirer. C'était inconfortable, mais pas nécessairement comme je le pensais. En fait, je n'ai pas tant ressenti le froid que la douleur sur ma peau, comme des aiguilles me piquant sur toute la surface immergée, et j’ai vraiment eu du mal à ralentir ma respiration. Cela m'a aussi montré qu'il n'y avait aucune raison d'avoir peur, j'ai passé deux minutes dans la glace et je suis en vie pour en parler.





Qu'est-ce que tout cela a à voir avec les arts martiaux? 
Tout.
Apprendre, progresser, ce n’est pas quelque chose que vous pouvez faire si vous restez dans votre zone de confort, et c'est la même chose dans les arts martiaux. Vous ne vous améliorez pas en faisant les mêmes choses encore et encore, vous vous améliorez en explorant de nouvelles choses, en prenant des risques. C'est exactement ce que Rob disait dans une interview ici il y a quelques mois:

"Vous devez activement chercher vos points faibles. Partez de zéro et renforcez les à mort. Vous êtes seulement aussi fort que le maillon le plus faible de votre chaine."
Robert John, Hanshi, Aunkai 

La prochaine fois que vous vous entrainez, cherchez quels sont vos manques... et travaillez dessus. C'est ainsi seulement que vous irez de l'avant.

samedi 15 décembre 2018

Aikido - A la recherche de la martialité perdue

Cet article est initialement paru dans la revue Dragon Spécial Aikido en Juillet 2018.


La question de la martialité d’une pratique martiale peut prêter à sourire et pourtant le simple fait que cette question soit posée si fréquemment en ce qui concerne l’Aikido nous fournit déjà un début de réponse. Il n’existe cependant aucun doute sur les qualités martiales du fondateur, louées par plus d’un expert en son temps.

Ayant eu la chance de pratiquer plusieurs arts martiaux avant de faire la rencontre de l’Aikido, ce préjugé que je pouvais avoir sur l’Aikido s’est rapidement confirmé sur les tatamis. Manque d’intention, attaques surréalistes, et des défenses qui l’étaient parfois tout autant, comptant au moins autant sur la bonne volonté du partenaire que sur un aspect technique pas toujours bien compris. Pourtant dans son essence l’Aikido conserve tous les éléments pour être une discipline martiale redoutable amenant ma perception du sujet à évoluer en deux questions principales après mes débuts: comment l’Aikido en est-il arrivé là et comment peut-on retrouver cette martialité perdue?

Des attaques qui n’en sont pas

Le premier fléau de l’Aikido vient pour moi de ses attaques. Une bonne défense ne peut exister sans une bonne attaque. J’ai toujours trouvé malheureux dans des stages ou cours d’Aikido, avec des experts japonais pourtant réputés que l’on m’explique que j’attaquais mal et que c’était la raison pour laquelle la technique ne marchait pas. S’il est évidemment tout à fait possible que mes attaques ne soient pas d’un niveau suffisant, il est surprenant que ça ne m’ait jamais été reproché ailleurs qu’en Aikido. Mais qu’entend-on le plus souvent par une “mauvaise” attaque?

Une mauvaise attaque dans le jargon de l’Aikido moderne est le plus souvent une attaque qui ne crée pas les conditions souhaitées par Tori pour qu’il applique sa technique. Conditions qui pourront varier selon la recherche de l’enseignant et ce qu’il cherchera à présenter à ses élèves.
Mon point de vue personnel est qu’une mauvaise attaque est une attaque qui n’est pas dangereuse. Ce peut être un shomen uchi téléphoné et sans puissance, un katate dori dans lequel Uke saisit et attend la riposte, un ushiro ryote dori pour lequel Uke fait le tour de Tori au lieu de l’attaquer directement dans le dos, par surprise. L’exemple de la mauvaise attaque est visible dans bon nombre de démonstrations, dans lesquelles Uke court autour de Tori en attendant un geste de sa main qui lui indiquera qu’il est temps d’arrêter sa course et de chuter.

Le seul but d’Uke devrait être d’attaquer, de mettre son adversaire en danger. Dans les anciennes écoles, ce rôle était régulièrement tenu par la personne la plus avancée, tout simplement parce que connaissant les deux rôles de Shitachi et Uchitachi, le sempai était plus à même de percevoir les manquements de son partenaire moins avancé et de lui mettre une pression adéquate.

Ce rôle plus avancé d’Uke n’est pas une chose courante en Aikido pour de nombreuses raisons. La première est tout simplement que le développement rapide de la discipline encourage des pratiquants de tous niveaux à pratiquer ensemble et à s’attaquer mutuellement. Le fondateur lui-même ne semble pas avoir particulièrement insisté sur ce point et avoir pris l’ukemi régulièrement pour ses élèves, alors que son professeur Takeda Sokaku du Daito-ryu Aikijujutsu était lui réputé pour sa paranoia et n’aurait clairement jamais laissé ses élèves appliquer leurs techniques sur lui.

Mais ce changement structurel de pédagogie par rapport aux anciennes traditions ne peut pas être la seule explication puisqu’on retrouve cette approche dans l’immense majorité des pratiques modernes, japonaises ou non. Le problème tient plus au fait d’attaquer correctement car Uke, par son attaque, crée les conditions de l’apprentissage. Une véritable attaque le poussera dans ses derniers retranchements et lui permettra de progresser, alors qu’un simulacre d’attaque ne pourra que le conforter dans ce qu’il fait, le fameux “théâtre martial” tant décrié par Hiroo Mochizuki.



Takeda Sokaku du Daito-ryu Aikijujutsu




Créer un contexte d’apprentissage

La pédagogie souvent proposée, qui consiste à définir certains paramètres sur une saisie par exemple ne sont pas inutiles pour autant. La valeur de l’Aikido réside dans sa volonté d’explorer une façon de faire subtile et profonde, et cette exploration ne peut se faire dans un contexte entièrement libre.

Il y a quelques mois, mon enseignant de technique Alexander me disait qu’il n’est pas possible de modifier l’utilisation de notre corps quand on est fatigué, quand on est distrait, ou quand on est sous pression. C’est un point très important qu’il faut garder à l’esprit lors de la pratique de l’Aikido. Si une attaque se doit d’être potentiellement dangereuse il n’est pas pour autant nécessaire de mettre son partenaire sous une pression forte de manière systématique. L’intention doit être présente, mais la vitesse et l’intensité doivent être modulées.

De nombreuses techniques en Aikido permettent d’explorer comment gérer une force externe appliquée sur notre corps et l’utiliser pour contrôler son partenaire. Ca n’est pas sans rappeler les exercices de Tui Shou du Taiji Quan ou le Push Out de l’Aunkai. Ce dernier est un exercice particulièrement simple en apparence mais d’une richesse immense. Les deux partenaires se font face, pieds parallèles, bras tendus pour l’un, fléchis pour l’autre, paumes de mains en contact. De cette position, l’un des partenaires doit étendre ses bras alors que l’autre recevra la poussée. Alors que je cherche à pousser mon partenaire malgré la pression qu’il exerce sur moi, je prends conscience des mes chaines myo-fasciales et de la façon dont la force entre et sort de mon corps. En parallèle mon partenaire apprend à gérer la force que je lui propose. Si le partenaire qui reçoit n’oppose aucune résistance et enlève ses mains lors de la poussée adverse, rien ne se passe et l’exercice perd immédiatement son intérêt. C’est la même chose en Aikido.

Ces exercices ne sont évidemment pas la réalité du combat, il sont des outils qui permettent de développer certaines qualités qui seront utiles dans le cadre d’un affrontement. Ils sont nécessaires mais pas suffisants.



Push out - prendre conscience de son corps




La martialité est un état d’esprit

La martialité d’une pratique tient à peu de choses, et l’état d’esprit en est peut-être l’élément le plus critique. Bien sûr l’attitude et la rigueur ont un rôle à jouer et on serait tentés de croire que l’Aikido, par sa formalité, remplit parfaitement les conditions. Mais l’état d’esprit d’une pratique ou de ses pratiquants va plus loin que le simple formalisme de rigueur dans le dojo.

La question de la responsabilité est au coeur de la martialité. Qui est responsable du non fonctionnement de la technique? Uke, qui n’a pas attaqué ou réagi comme il fallait? Tori, qui n’a pas su s’adapter à son partenaire? La technique elle-même qui n’était pas efficace ou appropriée? En réalité, ces trois réponses sont possibles et ne sont pas mutuellement exclusives. Il arrive qu’Uke propose une attaque qui n’en est pas une. Il arrive aussi que la technique soit difficilement applicable, par exemple à cause des gabarits relatifs des partenaires. Mais il arrive aussi que ce soit Tori qui soit en cause. Il n’est pas grave de rater une technique, il est plus embêtant de le nier et de rejeter la faute sur le partenaire. Il y a quelques années, lors d’un stage avec un Shihan japonais à Hong Kong, je me souviens avoir travaillé sur Irimi Nage avec un élève gradé du maitre. Je ne me souviens plus de l’attaque mais le principe de l’entrée était pour Tori de mettre sa main droite sous le coude adverse (avec la main gauche derrière sa nuque) et de l’enlever pour créer le déséquilibre. Il est évident que cela ne peut fonctionner que si Uke est maintenu dans un équilibre précaire via cette main sous son coude. Dans ce cas précis je n’étais pas en déséquilibre, et soucieux de laisser mon partenaire trouver ce qui n’allait pas, j’attendais patiemment qu’il mette mon poids dans mon coude. Voyant la difficulté de son élève, le professeur arrête le cours, démontre et demande pourquoi la technique ne fonctionne pas. Puis en m’indiquant du doigt, il explique “c’est parce qu’Uke ne fait pas son travail”. J’ai hoché la tête et fait semblant jusqu’à la fin du cours. Mon partenaire s’est senti soudain très compétent et nous sommes tous rentrés chez nous en n’ayant rien appris.

L’intention est également un point essentiel, souvent laissé de côté. L’Aikido est issu de pratiques violentes, destinées à incapaciter, voire détruire. S’il propose aujourd’hui un message qui va plus loin que cette simple violence, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille oublier le contexte qui lui a donné naissance. Dans un contexte de vie ou de mort, l’intention est un élément naturel. Mais dans la pratique au dojo, rares sont les fois où le pratiquant se sent en danger. Lorsque je pratique avec Akuzawa sensei, le fondateur de l’Aunkai, j’ai toujours ce moment où je crains réellement pour mon intégrité physique. Il ne m’a pourtant jamais blessé et ne le fera probablement jamais, mais je ressens son potentiel de destruction. Avant même de l’attaquer je sais déjà que ça va être compliqué, il a pris l’ascendant. Idem quand il m’attaque.




Projeter son intention - la technique seule ne suffit pas

L’Aikido est un Budo, une voie martiale visant le développement de l’individu au-delà du simple aspect combatif. J’insiste sur la notion d’au-delà, un Budo se soit d’être plus qu’un Bujutsu et pas simplement autre chose. C’est la rigueur martiale qui nous permet un travail profond sur nous-même, mentalement et physiquement, et qui à terme nous amènera peut-être à quelque chose de plus.



L’absence de travail libre

Je suis convaincu de l’intérêt d’un travail de formes associé à une recherche corporelle pour comprendre l’essence de la pratique. Je crois en revanche que ces deux éléments seuls ne sont pas suffisants pour atteindre le plus haut niveau et qu’il est nécessaire d’avoir une pratique libre.

En Aikido la pratique libre se résume le plus souvent à deux choses: le ju-waza dans lequel le pratiquant se retrouve le plus souvent à exécuter ses formes sur des attaques variées, et le randori dans lequel plusieurs pratiquants attaquent comme des zombies et prennent ukemi dès que Tori leur propose une direction.

Au Nihon Tai Jitsu, comme au sein du Yoseikan Aikido, le travail libre est particulièrement présent et peut l’être sous plusieurs formes et avec différents niveaux d’intensité. Il pourra s’agir d’un randori contre plusieurs adversaires qui cherchent réellement à attaquer, de randori avec un seul partenaire dans lequel celui-ci pourra nous seulement attaquer mais également contrer les défenses qui lui sont opposées s’il en a l’opportunité, ou encore d’exercices de type sparring en opposition totale, qu’ils soient debout ou au sol. Il en est de même en Aunkai et je ne me souviens pas d’un entrainement au Hombu dojo de Tokyo qui ne s’est pas terminé par kuzushi, un travail d’opposition libre dans lequel chacun des partenaires doit chercher à préserver sa structure corporelle tout en brisant celle de l’adversaire.

Je crois important de ne pas transformer nos pratiques en sports de combat, et de voir l’affrontement ritualisé comme l’alpha et l’omega de la pratique martiale, car cela ne pourrait à terme que les appauvrir. Je reconnais en revanche aux sports de combat d’avoir su développer des outils permettant une pratique intense et non complaisante, dans laquelle les deux adversaires cherchent à prendre le meilleur sur l’autre. S’il ne s’agit pas de tomber dans l’ego et de chercher à “gagner” un combat qui n’en est pas réellement un, un travail en opposition est un outil remarquable pour percevoir nos faiblesses, et pouvoir y remédier.


Conclusion

L’Aikido tel que Ueshiba Morihei l’a proposé au monde est une discipline martiale d’une rare qualité. La présence de pratiquants avancés d’autres disciplines parmi les élèves d’Osensei en est l’une des meilleures preuves. Le développement massif de la discipline et son message de paix, attirant aujourd’hui un public plus large ont en revanche eu un impact dévastateur sur la martialité de l’Aikido, qui peine aujourd’hui à démontrer son efficacité. Tous les éléments de cette martialité sont pourtant présents au sein de l’Aikido, et ce même s’ils peinent à être visibles. Il ne tient qu’à nous de chercher à restaurer cette martialité passée en regardant objectivement nos manques.

jeudi 13 décembre 2018

Passage de grade en Aunkai

Après 9 ans de pratique assidue et quotidienne, j'ai eu l'opportunité le 8 décembre de passer le Check pour le titre de Kyoshi (instructeur) en Aunkai devant Akuzawa sensei, dans son dojo de Tokyo. Ce fut aussi l'occasion pour Gernot, pratiquant de la première heure, et qui était déjà là à mes débuts de passer son Renshi. A noter qu'il aurait certainement pu le passer plus tôt mais qu'il ne le souhaitait pas. Le fait est que Gernot est un pratiquant très compétent, et j'ai toujours un immense plaisir à pratiquer avec lui et à recevoir ses conseils. Quant aux deux autres pratiquants sur la photo, ils étaient déjà Renshi depuis quelques années, ils n'avaient juste pas reçu le bout de papier qui allait avec.



Pour les pratiquants d'arts autres martiaux, les titres utilisés en Aunkai peuvent être déroutants. L'Aunkai en effet n'utilise pas un système de Dan, mais un système de Menkyo (Renshi, Kyoshi, Hanshi, Shihan) correspondant plus à des licences d'enseignement qu'autre chose. Plus précisément:

Membres réguliers
  • Shokyu (ceinture blanche): débutant
  • Jyokyu (ceinture blanche): démontre une compréhension des méthodes de l'Aunkai 
  • Renshi (ceinture noire): démontre une proficience dans les méthodes d'entrainement de l'Aunkai
Instructeurs
  • Kyoshi (instructeur): démontre une proficience dans les méthodes d'entrainement de l'Aunkaiet une capacité à enseigner
  • Hanshi (senior instructeur): démontre une proficience dans l'utilisation des principes de l'Aunkai et est un modèle pour la méthode
  • Shihan (maitre): démontre un corps et un esprit Aunkai totalement développés
  • Sou-Shihan (grand maitre): Akuzawa Minoru
A l'heure actuelle il n'existe aucun Shihan en Aunkai, le grade le plus élevé ayant été décerné aux trois assistants d'Akuzawa sensei: Watanabe Manabu, Miyakawa Kazuhisa et Robert John. Jusqu'à aujourd'hui personne hors du Japon ou de la France n'avait pu présenter le grade de Kyoshi, c'est donc un immense honneur pour moi, mais aussi (et surtout) un premier pas vers un développement international plus poussé. En effet si c'est la première fois, j'espère que ça ne sera pas la dernière et je pense notamment à mes amis néo-zélandais, coréens et singapouriens qui pratiquent avec beaucoup de talent et d'assiduité.

Pour notre dojo, il est probable que cela ne changera... pas grand chose. Nous continuerons les cours réguliers une fois par semaine, plus des ateliers plus ou moins mensuels pour développer le groupe. J'espère en revanche rapidement proposer des stages lors de mes déplacements et donner un peu plus de visibilité à la méthode.