vendredi 9 octobre 2015

Gérer ses blessures

J’aime la pratique. Sans doute un peu trop parfois et mon corps (ainsi que mon épouse) ont tendance parfois tendance à me le rappeler. Si elle le fait gentiment, c’est moins le cas de mon pauvre corps qui semble parfois arriver à saturation. Les entrainements quotidiens, jusqu’à trois par jour, laissent quelques marques et le fait de ne pas marquer de pause pendant l’année n’aide pas.

Je pourrais bien sur faire une pause, venir à l’entrainement et laisser mes élèves bosser pendant que je regarderais de ma chaise avec l’œil aiguisé du maitre. Et ça ne me frustrerait même pas. Au final j’ai décidé de chercher ce qui causait mes douleurs et comment je pouvais les diminuer.


S’entrainer différemment

C’est devenu un leitmotiv, ma pratique change constamment. En mieux ? Je ne sais pas, l’avenir nous le dira. Elle change, c’est tout. Depuis mon retour dans une salle de Yoga, j’ai pratiqué beaucoup de styles assez « durs » physiquement et les journées qui combinaient Aunkai le matin, Ashtanga au déjeuner et soirée au dojo n’étaient pas les plus reposantes. Tout ça était au final très Yang et je me suis dit qu’il me fallait peut-être équilibrer un peu mieux ma pratique.

Depuis quelques semaines, je n’assiste qu’à des cours de Yoga doux : Hatha 1, Yoga Therapy, ce genre de choses. Des cours qui insistent plus sur les fondations, vont plus lentement, et me permettent de relâcher les différentes parties de mon corps qui me font souffrir. Avec des résultats probants pour l’instant puisque mes douleurs sont devenues beaucoup plus ponctuelles.




Vivre différemment ?

L’aspect Yang  de ma pratique se retrouvait également dans ma vie quotidienne qui est relativement acide : un boulot prenant, un environnement bouillonnant, rien en fait qui favorise le relâchement. J’ai donc décidé de modifier quelques éléments pour réduire mon stress, et aussi augmenter mon temps libre.

La première chose a été de réduire les informations à ce dont j’ai besoin. Si je lisais les informations de façon mécanique pour m’occuper, ça ne m’apportait de fait pas grand-chose et le plus souvent je ne me souvenais plus de ce que j’avais lu 10 minutes après. Etre prévenu automatiquement de l’arrivée de mes mails n’était pas non plus aussi nécessaire que je voulais bien le croire et générait au final plus de stress qu’autre chose. Je ne réponds plus non plus au téléphone lorsque le numéro est inconnu, une bonne idée vu que plus de 90% des appels que je reçois sont de la part de telemarketeurs qui me déblatèrent des speechs en cantonais que je ne comprends pas avant de me raccrocher au nez.

En complément, j’ai aussi réduit drastiquement ma consommation de viande. Si je ne deviendrai pas végétarien, je reconnais que la viande n’est ni bénéfique à mon corps, ni à mon environnement, et c’était donc relativement logique.

Au final, il s’agit plus d’ajustements que de réels changements. Je fais à peu de choses près la même chose qu’avant, mais en plus adapté à mes besoins du moment. Et vous, vous faites comment pour soulager vos douleurs ?


1 commentaire:

olivier ROY a dit…

Bonsoir Xavier,
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le sujet. Nos vies sociales et professionnelles nous sollicitent déjà beaucoup. L' espace que nous donnons à notre vie sportive devient alors un équilibre judicieux.
Tu as raison, le terme exact est de" gérer": gérer au bon moment les choses importantes.
La gestion physique , mais aussi de nos habitudes, de notre alimentation pour que notre corps affaibli momentanément ait le moins de contraintes pour récupérer et de nouveau nous faire sentir au mieux de notre forme. Tout comme la nature à laquelle nous appartenons, notre forme, nos capacités physiques et mentales fonctionnent par cycle. Néanmoins, il y a des petites solutions pour pallier à une dégradation de l'état physique. Moins se gérer pour tout , prendre le temps d'écouter notre corps bouger sans calcul ni interrogation , laisser notre sourire se dessiner et apprécier les effets sur notre entourage, encourager notre corps à nous parler. Cela vaut ce que cela vaut mais c'est mieux de changer les idées à notre corps.
Moi ,en ce moment, j'adore barboter dans la piscine comme un gamin en faisant des clapotis avec mes mains , mes pieds, des bulles en surface et dans l'eau , faire la planche et juste bouger les doigts pour nager et me diriger, laisser mon corps s'amuser dans la détente.