vendredi 22 mars 2013

Baby steps


Le développement d’une école de Jujutsu à Hong Kong est une chose relativement compliquée, ou tout du moins longue à mettre en place. Avec 5-6 personnes en moyenne par cours on ne peut pas dire que le développement est exceptionnel, mais le contexte par rapport à d’autres pays (et notamment la France) est particulier.

En ouvrant un club en France, j’aurais certainement été affilié à la fédération, qui m’aurait référencé, et des experts seraient venus donner des stages pour faire connaitre le nouveau club. Nous aurions participé au forum d’associations de la ville pour recruter de nouveaux élèves (c’est d’ailleurs comme ça que j’ai découvert le NTJ), et certainement invité la presse locale à faire un article. Ici pas de fédération et pas d’autres enseignant de Jujutsu (alors de NTJ en particulier n’en parlons pas). Pas de forum d’associations non plus dans une ville-Etat de 8 millions d’habitants (ça serait un carnage à organiser, soyons réalistes). La presse locale est plus proche du « Monde » que de « Vierzon matin » et leur intérêt pour un petit club de Nihon Tai Jitsu avec moins de 10 pelés et dirigé par un illustre inconnu est proche du 0 absolu.

Mais alors comment se faire connaitre ? La première étape a été MeetUp, pas une grande réussite. La deuxième a été le site internet. Plus efficace, plus professionnel. Les réseaux sociaux ont démontré une plus grande efficacité à l’extérieur des frontières qu’a l’intérieur. J’aurais pu avoir des élèves ailleurs…

Je suis donc passé à l’offensive il y a deux mois et l’étape qui arrive pourrait être clé dans le développement de l’école. Apres deux mois de discussions avec le club de Judo de la South China Athletic Association, nous devrions ouvrir nos cours du dimanche dans leur dojo prochainement. Il s’agit du plus vieux club de Judo de Hong Kong et un certain nombre de ses membres fait partie de l’équipe nationale. Leur enseignant m’a ouvert grand la porte et sauf problème de dernière minute, nous devrions signer le contrat à mon retour. La SCAA est aussi un des plus grands clubs prives de HK et propose des dizaines d’activités (arts martiaux mais aussi bowling, football, natation, yoga, danse, etc.). Elle est connue, réputée et visible, ce que nous ne sommes pas. Intégrer la SCAA devrait nous permettre d’actionner enfin quelques leviers et de passer à la vitesse supérieure.

2 commentaires:

Fred Lespine a dit…

Je sais que quand on est dedans ça ne va jamais assez vite, mais ça avance bien et ton investissement porte et va porter ses fruits. "chi va piano va sano" ;)

Xavier a dit…

En fait je suis assez content de la vitesse, ça pourrait être plus rapide bien sûr (notamment si les gens qui me contactaient se pointaient...) mais on franchit des étapes significatives dans un contexte pas forcément évident. Reste à espérer que cette nouvelle étape va permettre d'atteindre la suivante ;-)