lundi 23 juillet 2012

Aikido au Kishinkan

Il m’aura fallu un peu de temps pour écrire cet article et revenir sur les cours que j’ai eu la chance de suivre avec Yannick au Kishinkan. Sans revenir en détail sur tout ce qui a été vu, certains points m’ont particulièrement marqué et intéressé, et c’est la dessus que je vais me concentrer.

Le premier est certainement le travail sans force. Argument de vente de tous les arts martiaux, qui tient plus souvent de la légende urbaine qu’autre chose, j’ai apprécié rencontrer un véritable travail sans force, où même Uke tient de façon très légère. Vu de l’extérieur, il est probablement facile de confondre ce travail avec de la mollesse, mais en pour ce que j’en ai vu il s’agit bien de finesse. J’ai pu voir les séquelles que provoque la pratique du Bourrin Ryu et même si je reste incapable d’effectuer un tel travail pour le moment, il m’a donné de belles pistes de réflexion.

L’utilisation du corps est un élément central dans l’enseignement de Yannick, et certains exercices me l’ont clairement fait sentir. Je pense notamment à un Kata de Iai dans lequel on se relève sans pousser sur la jambe mais en tirant avec le bras gauche (qui tient le sabre). Ne pas utiliser le corps correctement et pousser sur la jambe est particulièrement contraignant pour le genou. La différence se sent tout de suite.

On peut faire de l’Aikido, être fin et se coller des pains. Ça correspond assez bien a ma vision de la pratique, mais jusqu’ici j’avais surtout rencontre des pratiques ou il n’était pas concevable de s’en prendre une. L’un des cours s’est concentre sur Tsuki, la génération de force pour transpercer, et l’absorption pour Uke. Mon camarade était un karateka avec une belle structure, j’ai été un peu sensible du ventre et de l’épaule dans la foulée mais ça faisait du bien. J’ai du mal a me dire que c’est la première fois que je donne et reçois des frappes en Aikido alors qu’on entend à longueur de temps que l’Aikido c’est « Irimi et Atemi ».

Il y a bien sur d’autres choses que je garde en tête, mais ces trois points sont probablement les plus marquants de mon passage. Ca a vraiment été un bon moment.

8 commentaires:

PAKPEIJU a dit…

"On peut faire de l’Aikido, être fin et se coller des pains."

Hérésie ! Aïkido est amour ! :P
Sympa comme retour et un peu inattendu je l'avoue. Tant mieux. ;)

Xavier a dit…

L'inattendu est ce qu'il y a de mieux dans la pratique ;-)

Yannick LE FOURNIS a dit…

Salut Xavier,

Je viens juste de voir ton post!
Ta description de mes cours et de mes principes me touche énormément.

Au plaisir de partager encore nos visions!

Yannick

Xavier a dit…

Salut Yannick,

Et j'en pense chaque mot! Voire beaucoup plus en fait mais le reste n'apparaîtra probablement pas sur le blog, je le garde comme pistes de travail le,temps de comprendre plus précisément ce qu'il se passe

Au plaisir de te revoir,
Xavier

Yannick Le Fournis a dit…

Rhooo!
Tu as raison de ne pas tout dire, c'est mauvais pour l'égo! ;-)

Sinon, tu repasses quand en France?!
J'aurais quelques nouveautés à faire bosser pour l'année prochaine :

http://yannicklefournis.unblog.fr/2012/09/16/saison-20122013-nouvelle-saison-nouveaux-objectifs/

Entraine toi bien jeune budoka! ;-)

Xavier a dit…

Et Dieu sait que l'égo est déjà la plus grande plaie des arts martiaux, inutile d'en rajouter ;-)

Sinon c'est une très bonne question, je n'en ai aucune idée, pas tout de suite j'en ai peur... L'année qui arrive risque de se dérouler majoritairement entre Chine et Japon, mais j'avoue que tu me mets l'eau à la bouche avec tout ça!

Bon entraînement à toi aussi!

Yakimono a dit…

Les arts martiaux sont censés apportés la sérénité et la paix intérieure il me semble , ou est ce que je me trompe ?

Xavier a dit…

C'est effectivement ce qu'on dit mais malheureusement quelque chose que l'on voit assez (trop) rarement, les arts martiaux montent souvent à la tête