mercredi 27 juin 2012

Les pionniers

Comme beaucoup de pratiquants, j’ai souvent cette image d’Epinal en pensant à l’époque héroïque des pionniers qui ont amené les arts martiaux en France. Mais plus le temps passe, et plus mes propres difficultés à monter un dojo dans un endroit où le Jujutsu est inconnu me font me rendre compte à quel point, au-delà de la passion qui animait ces petits groupes, être un pionnier peut être une mission difficile.

Je ne me permettrais pas de me comparer aux Nocquet, Plée, Alcheik, etc. qui ont beaucoup plus fait pour le développement des arts martiaux que je ne le ferai jamais et dans des conditions beaucoup plus difficiles. Pas d’Internet pour faciliter la communication, et un « marché » totalement vierge ce qui suppose une absence totale d’infrastructures et de connaissance de la part du public. Je suis loin de ces problèmes et je ne m’en plains pas ! Mais malgré tout je me rends compte de la difficulté à « créer » quelque chose et à faire connaitre son « produit », qu’il s’agisse d’arts martiaux ou d’autre chose. Je n’ai jamais non plus eu la fibre commerciale et me « vendre » est une mission délicate qui me met plus mal à l’aise qu’autre chose. Sans compter les difficultés à attirer un public qui ne parle pas nécessairement anglais.

Sans avoir vraiment de regrets, je me dis parfois qu’ouvrir un club en France aurait été beaucoup plus simple : langue commune, salles gratuites, discipline connue, etc. Je me rassure en me disant que l’expérience aurait été moins enrichissante et que je tente d’apporter quelque chose de nouveau et (j’espère) de qualité. En regardant en arrière dans quelques années, je verrai peut être d’un œil amusé les galères du début. A moins que toute cette histoire ne tourne court.

jeudi 21 juin 2012

Nihon Tai Jitsu HK - site officiel

Grâce à Fred et ses talents de designer, le site du NTJ à HK est né !

Les résultats de Meetup ont été assez décevants pour un prix pourtant élevé, le nouveau site permettra peut-être d’obtenir une meilleure visibilité sur le net et de donner un cote plus pro a l’initiative.

C'est ici que ça se passe

lundi 18 juin 2012

Vidéo de Pascal Krieger - Les techniques secrètes

Je regardais il y a quelques jours cette vidéo de Pascal Krieger. Très intéressante a plus d’un titre, et si j’avais déjà entendu parler de Pascal Krieger mais l’entendre parler de son parcours avec à la fois autant d’expérience et d’humilité m’a vraiment fait plaisir, surtout à l’heure où les haut gradés fleurissent. J’ai senti un homme généreux, qui n’a rien à prouver et qui a su garder les pieds sur terre.

Dans cette vidéo, Pascal Krieger décrit les différents katas de son école et ce qui les caractérise. Il raconte que lorsqu’on lui a montré les « techniques secrètes » il a ri, car elles n’avaient rien de secret mais sont des choses que l’on travaille tout le long de sa pratique. Et je crois que c’est là que réside en réalité le secret : un travail continu et la répétition des mêmes choses. Mais la question que je me pose est s’il aurait été capable de les faire au début de sa pratique. L’arrivée des techniques secrètes ne devrait pas être une révélation qui changera du jour au lendemain toute la pratique, mais plutôt une suite logique, ces techniques arrivant quand le pratiquant est prêt, et il est prêt parce qu’il a pratiqué des techniques et des exercices qui l’ont amené à un certain niveau de compréhension.

Comme me le disait Louis Mercier il y a quelques années : « le secret, c’est qu’il n’y a pas de secret ».

mercredi 13 juin 2012

11 ans

Aujourd’hui, je raconte ma vie. Cet article ne présente donc aucun intérêt mais j’ai eu envie de l’écrire, pour faire un point sur ces dernières années.

Il y a 11 ans jour pour jour, nous étions le mercredi 13 juin 2001 et je quittais précipitamment l’épreuve du bac de Physique Chimie pour passer mon 1er dan. Ce passage n’a pas changé grand-chose en réalité (je ne suis même pas devenu invincible), c’est tout juste s’il a marqué mon passage à l’âge adulte. Cela reste malgré tout un moment clé, et je m’en souviens comme si c’était hier. Du shuto qui a cassé un bout de dent a Tristan et son aimable absence de réaction à la remise de la ceinture dans le vestiaire, la désacralisation a rapidement eu lieu et pourtant le moment n’en était pas moins beau.

Au cours de ces 11 ans, les choses ont beaucoup changé. J’ai vécu dans 5 villes, 3 pays, pratiqué dans 9, enseigné dans 5. Ce fut aussi l’occasion de rencontrer des pratiquants variés et de tout niveau, du débutant au remarquable Akuzawa. En regardant en arrière, j’ai l’impression d’une course, sans bien savoir après quoi j’ai bien pu courir.

Les vrais changements ont en réalité commencé en 2003, lorsque je quittais St Germain pour Nantes. Plus de club, moins de motivation aussi du fait des joies de la vie étudiante. J’aurai quand même l’occasion de re-pratiquer mon école avec un « dissident », qui s’avèrera être également mon dernier « professeur de club » en Tai Jitsu. Cette période m’a permis de commencer à voir de nouvelles disciplines, et notamment de commencer le Hapkido, mais aussi de rencontrer Roland Hernaez.

Le deuxième choc a sans aucun doute été ma première rencontre avec les membres de Kwoon à Nantes en janvier 2007. J’y ai découvert de nombreuses choses dont je n’avais pas idée et je me suis rendu compte à quel point le chemin était long et les pratiques martiales riches. L’année et demie qui a suivi a été particulièrement passionnante, avec des stages aux quatre coins de la France chaque week-end, et ce en NTJ et Hapkido, mais aussi partout où l’on m’acceptait (Kali, Yoseikan Budo, Daito Ryu, Kyokushin Kai, Tai Chi, etc.). Je me rends compte à quel point je devais être un calvaire pour ma copine. J’ai même profité de l’été pour participer à quatre stages d’une semaine, à Lyon, Temple sur Lot, l’Ile d’Oléron et Andorre. Ma compréhension a augmenté, mon niveau aussi, et j’ai souhaité passer mon 2eme dan pour vérifier que cette progression n’était pas que le fruit de mon imagination. Je me suis aussi fait de nombreux amis dans les rangs du NTJ, paradoxalement beaucoup plus que quand j’étais dans le confort de mon dojo.

Ce fut ensuite le départ pour Hong Kong, et d’une certaine façon un renforcement de mes tribulations. Plus de possibilité de stages de NTJ mais pourtant une volonté de rester dans l’école. Un territoire plus petit aussi et dans lequel les arts martiaux sont moins bien représentés que l’on pourrait le croire. J’ai dû aller plus loin, en Corée, à Singapour, à Bali, au Japon. J’ai rencontré Fred et cette passion nous a amené à vivre des choses que nous n’aurions probablement jamais imaginées (sentir la technique d’Akuzawa, assister - et être invités - au festival annuel du Seibukan, passer mon 3eme dan a Kyoto, enseigner à Taiwan, m’entrainer dans le dojo de Minoru Mochizuki). Ce jour-là, devant ma copie de Physique Chimie, je n’aurais jamais pu imaginer ce que cette aventure allait être, sa richesse technique et culturelle, mais aussi et surtout ses rencontres.

Plusieurs personnes ont marqué ces années, mais je dois reconnaitre que trois d’entre elles ont eu un impact plus fort que les autres. Max Lormeteau, qui fut mon premier enseignant et me poussa à passer mon 1er dan puis m’aida à passer mon DIF en 2007, me permettant ainsi de revenir réellement au sein du NTJ malgré mon statut de Ronin. Louis Mercier, rencontré à Paris en 2005 et qui m’encouragea à passer mon 2eme dan et à enseigner. Le troisième est sans conteste Fred, grâce à qui ma pratique est passée à un autre niveau, celui des principes. Fred est probablement de loin le meilleur Uke que j’ai eu, et je ne lui serais jamais assez reconnaissant pour tout ce qu’il m’a apporté depuis notre rencontre.

Merci à eux. Merci aussi à tous ceux qui ont fait partie de cette aventure : les pratiquants de NTJ et de Hankido, les Kwooneux, et tous ceux rencontrés dans les stages et visites aux quatre coins du monde. J’espère que les 11 prochaines années seront aussi passionnantes.

mardi 12 juin 2012

Les Maîtres de l'Aikido d'avant guerre - Extraits (2)

Il n'est probablement pas utile de présenter Gozo Shioda, fondateur du Yoshinkan Aikido, un style réputé pour sa dureté par rapport à d'autres courants. L'interview présente dans l'ouvrage de Stanley Pranin se termine sur un paragraphe que je trouve particulièrement intéressant car en contradiction avec ce que l'on entend en général en Aikido sur l'usage de la force.

Nous autres, les anciens, nous avons reçu l'enseignement de O-Sensei alors qu'il était encore au sommet de sa forme. Mais il était le seul à pouvoir réussir les techniques sans utiliser de force. Même si l'on vous dit de ne pas employer votre force, vous n'y arrivez pas. A un certain niveau, vous devez utiliser la moindre parcelle de votre force et vous épuiser pendant les entraînements. Graduellement, avec le temps, cela se transformera en Aïki.

Alors qu'il est toujours conseillé de travailler sans force, Shioda lui n'héiste pas à encourager à travailler en force si nécessaire, au moins dans un premier temps. S'il est évident que travailler comme un bourrin ne peut pas être positif à long terme, je reste convaincu qu'un travail dur est un préalable à une pratique plus fine. O Sensei lui même n'était pas réputé pour sa douceur. Le Daito Ryu de Sokaku Takeda me semble d'ailleurs utiliser ses étapes intermédiaires qui devront amener à un travail fin à terme. Dans cette optique le bourrin ryu ne me semble pas un problème, à condition qu'il contienne des principes et qu'il contienne un travail de fond pour passer aux étapes suivantes.

lundi 11 juin 2012

Les Maîtres de l'Aikido d'avant guerre - Extraits (1)

Il y a quelques temps, alors que je publiais mon article Finesse et Frustration, j'avais reçu quelques commentaires m'expliquant que je ne comprenais rien à l'Aikido et aux paroles de Me Ueshiba. C'est sans aucun doute vrai, et d'après ce que j'ai pu lire les paroles d'O Sensei étaient incompréhensibles même pour ses proches élèves. Je n'ai donc pas la prétention de les comprendre, ni de comprendre une discipline aussi complexe que l'Aikido.

J'avais fait remarqué en commentaire que Me Mochizuki lui-même disait qu'il lui avait fallu 50 ans pour comprendre, ce qui me rassure un peu sur mon incapacité à percevoir correctement les choses.

J'aime particulièrement cette interview de Minoru Mochizuki, que l'on peut trouver dans le recueil d'interviews de Stanley Pranin Les Maîtres de l'Aikido - Elèves de Maître Ueshiba, période d'avant guerre

Après mon voyage en Europe, d'autres élèves de Ueshiba Sensei commencèrent à visiter des pays étrangers et l'Aïkido prit une importance mondiale. Pour dire vrai, à mon retour il y a trente ans, j'ai eu quelques problèmes avec maître Ueshiba. En le retrouvant je lui avait dit : " Je suis allé outre-mer pour faire connaître votre oeuvre et j'ai fais des compétitions avec différentes personnes quand j'étais là-bas. J'ai compris qu'il était très difficile de gagner en utilisant seulement des techniques d'Aïkido. Dans certains cas, je passais instinctivement à des mouvements de Judo ou de Kendo et cela me permettait de me sortir de situations difficiles. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je suis obligé de conclure que les techniques du Daito-ryu jujutsu ne suffisent pas dans toutes les situations. Les lutteurs ne sont pas perturbés par les chutes et roulent après avoir été projetés. Ils reviennent immédiatement à la charge et utilisent des techniques de corps à corps. Quand à la boxe française, elle va bien au-delà des simples techniques de pied et de main du karaté. Je suis sûr qu'à l'avenir l'Aïkido va se répandre dans le monde entier, mais si c'est le cas, il devra élargir son éventail technique pour être capable de répondre avec succès à n'importe quelle attaque."

Après avoir écouté cette diatribe O-Sensei me dit : "Tu ne parles que de gagner ou de perdre. "Je continuai très vite : "Mais il faut être fort et gagner. Maintenant que l'Aïkido est connu dans le monde entier il faut qu'il soit théoriquement et techniquement capable d'affronter n'importe quel défi." A quoi il me rétorqua :"Toute ta façon de penser est faussée. Bien sûr qu'il ne faut pas être faible, mais ce n'est qu'un aspect du problème. Ne comprends tu pas que nous ne sommes plus à une époque où nous pouvons seulement même parler de victoire ou de défaite ? Nous sommes entrés dans un siècle d'amour, tu n'arrives pas à comprendre ça ?" Vous auriez dû voir ses yeux pendant qu'il me parlait !

A cette époque, je n'arrivais pas à saisir complètement le sens de ses paroles mais avec le temps elles sont devenues plus claires. C'est pourquoi aujourd'hui je ressens les choses autrement. Pendant ces quatre ou cinq dernières années, nous avons vu le monde se diriger vers une guerre capable de réduire la population du globe des deux tiers. Dans une telle atmosphère comment pouvons nous encore jouer avec ce concept de victoire ou de défaite ? C'est pourquoi je ressens sincèrement, du plus profond de mon coeur, que les conceptions du maître sont exactement le genre de Budo que je veux promouvoir. Je crois avec passion qu'il devrait exister des mots pour faire connaître au monde d'aujourd'hui les idées et les pensées de Ueshiba Sensei. Mais il nous faut aussi des techniques comme support pédagogique de cet enseignement. Il est indispensable de pouvoir l'exprimer en mots et le réaliser en actes.


Comme j'ai souvent pu le dire, je ne doute pas que l'Aikido soit "plus" qu'un simple art de combat, ce dont je doute c'est que les pratiquants qui s'en vantent le comprennent toujours aussi bien

mercredi 6 juin 2012

Endo Sensei au 50eme All Japan Aikido de Tokyo

Cet évènement annuel avait lieu le 26 mai au Budokan de Tokyo et comme chaque année de nombreux maitres de l’Aikikai y ont fait une démonstration. La démonstration d’Endo sensei m’a intéressé, parce que mon enseignant fut son élève pendant plus de 20 ans et que je retrouve donc un certain nombre de choses que je vois en cours.

Certains éléments me gênent pour être honnête, comme le fait que je trouve les Uke terriblement gentils. Mais à cote de ça, Endo sensei démontre des choses intéressantes, très en sensation et très fines (parfois trop, cf mon article Finesse et Frustration). Il est présent et même quand il perd son Uke, il continue à lui mettre une certaine pression pour ne pas le laisser revenir.
Cette façon de pratiquer n’est pas la mienne, très clairement. Je ne suis pas capable d’être aussi délié dans mes mouvements. Mais je la trouve intéressante dans le sens où elle montre une recherche (qu’on aime ou pas), contrairement aux démonstrations du Doshu qui font « catalogue officiel de l’Aikikai », et de ce fait manquent de goût.

lundi 4 juin 2012

Les arts martiaux dans la vie quotidienne

S’entrainer dans la vie quotidienne est probablement le moyen le plus simple de trouver du temps pour affiner sa pratique corporelle. Et pourtant quand je regarde ma façon de bouger hors de l’entrainement, j’en frémis… Et pour cause, mes mauvaises habitudes sont nombreuses et souvent la marque d’une trop grande impatience. Je n’ose compter combien de fois par jour je me retrouve en déséquilibre parce que j’ai voulu attraper quelque chose et que j’ai bougé mon bras et pas mon corps. Ne respectant pas les principes les plus élémentaires de ma pratique… Sans compter le nombre de fois où je n’ai pas conscience de ce qui m’entoure.

Il est fort probable que l’une des clés pour ma progression future réside là. En ne bornant plus la pratique aux quelques heures d’entrainement mais en percevant chaque instant comme une opportunité. Je faisais déjà ça dans le métro pour chercher mon équilibre, ou dans la rue pour éviter les hongkongais qui ne regardent rien et foncent sur tout ce qui bouge (ou au contraire pour les shooter en gardant ma structure). Il est grand temps d’essayer de rendre tout ça plus consistant et d’appliquer les principes de façon cohérente des que possible.

samedi 2 juin 2012

Fantasmes et fantaisies

Les arts martiaux sont souvent liés à des légendes, fantasmes et autres fantaisies du même style, et mon dernier séjour à Taiwan a été un moment fort à ce sujet.

Le vol aller a déjà lancé le sujet. J'avais un voisin taiwanais, d'environ 25 ans, très amical et tout excité à l'idée que je pratique et enseigne les arts martiaux. Assez vite il est parti en délire sur le Chi, mon invulnérabilité, la magie et... Avengers. Parce qu'apparemment le lien était assez évident. Je ne sais pas trop si je suis plutôt Captain American ou Hulk par contre...

Suite à cette première expérience, notre entrainement dans le parc nous a permis de voir quelques énergumènes. Notamment une folle avec un chapeau d'apiculteur qui tournait sur elle même à tout vitesse, et ce pendant bien 10 minutes. J'étais habitué aux hongkongais qui hurlent à 7h du matin pour se réveiller et à ceux qui tapent dans leurs mains sans raison, mais ça j'avais encore jamais vu... Mais rassurons nous, la folle n'était pas seule et nous avons eu droit à un spectacle digne des Yellow Bamboo. Nous avons donc deux jeunes gens, en apparence normale, la jeune fille debout sur une jambe, et le jeune homme qui court autour en marche arrière. Jusque là pourquoi pas. Mais soudain, la demoiselle jette son camarade à terre par la seule force de son Chi. Bien qu'à quelques mètres d'elle il vacille et est terrassé. Heureusement pour nous, nous étions à quelques dizaines de mètres, sinon je ne pourrais certainement pas raconter la scène.



Bien sur, on pourra répondre à ça que les dingues existent, mais que les experts eux sont plus sérieux. Et c'est là qu'on arrive à dimanche... Fred m'a gentiment prêté plusieurs ouvrages dont "Comprehensive Asian Fighting Arts" de Donn Draeger et Robert Smith, deux auteurs et pratiquants particulièrement réputés. Et pourtant. Dans la partie sur la Chine, Robert Smith nous gratifie de quelques perles, qui laissent supposer que les maitres chinois n'étaient pas les seuls à abuser de l'opium... Quelques extraits pour vous mettre en appétit:

"A man of many talents and diverse interests, Tu (Tu Hsin Wu) could kick back over his own shoulder at someone attacking from behind, could turn his head 360 degrees, used opium and was an important figure in the secret society underworld"

Capable de frapper par dessus sa propre épaule avec son pied et de faire tourner sa tête à 360 degrés. L'histoire ne dit pas s'il pouvait faire plusieurs tours avec celle-ci.

"One colorful tale has it that Lu-ch'an once knocked a young challengerthirty feet across the room simply by expelling his breath with a laugh when the young man let fly a punch at the famous boxer's stomach"
Propulsé à 10 mètres par un rire, il n'y a sans doute aucune exagération dans cette histoire

"Yang Pan-hou was not only said to possess levitational skills like his father, but also a peculiar 'sticking energy'"
Et enfin pour finir, un pratiquant qui vole. Il était temps que ça arrive.

Ces passages m'ont particulièrement surpris de la part de quelqu'un comme Robert Smith. A-t-il juste voulu retransmettre les légendes comme on lui a transmis? Ou y croyait-il vraiment? Difficile de le savoir, mais quoi qu'il en soit je ne m'attendais pas à lire ça de la part d'un pratiquant de son niveau