vendredi 18 mai 2012

Créer son club

Nous étions 3 au cours d’hier, dont un qui pourrait avoir des amis intéressés par la pratique. C’est très bon signe et j’avoue reprendre un peu espoir. Je réalise de plus en plus à quel point monter une section peut être compliqué et je n’en ai que plus de respect pour ceux qui l’ont fait avec succès avant moi. En particulier pour les pionniers qui arrivaient sur un terrain vierge, avec des disciplines que personne ne connaissait et sans les moyens de communication moderne.

Lancer une discipline dans un nouveau pays n’est pas chose aisée. Peut-être même plus encore à notre époque ou si ces disciplines ne sont pas présentes c’est aussi parce qu’elles suscitent peut d’intérêt. Comme Fred le remarquait, les disciplines japonaises n’ont pas la cote à HK, contrairement à Taiwan. Ce «désert » martial est à la fois une opportunité et un challenge. Comment générer un intérêt chez des gens plus attirés par le Wing Chun ou les sports de combat ? Comment lutter sur Google contre le Ju Jitsu Brésilien, très fortement implanté et dont la proximité de nom crée beaucoup de confusion? Comment aussi lutter contre l’inflation de grades, parfois folklorique ? Sans oublier que sans parler cantonais et/ou mandarin, une partie de la population ne peut déjà pas être touchée. Toutes ces questions auxquelles j’essaie de répondre et qui sont la clé pour développer la discipline à long terme dans la région.

Internet est mon premier vecteur de communication, via Meetup et Facebook. Le bouche-à-oreilles pourrait être le second. Créer un site ou faire de la pub sont des options envisageables à terme mais qui supposent certains prérequis : avoir des horaires suffisamment gravés dans la pierre et rendre les cours payants pour ne pas y perdre trop de plumes. Le premier critère est complique avec un travail prenant, le deuxième reste pour moi une barrière psychologique. Même si tout le monde demande des sommes astronomiques dans ce pays, il m’est difficile de demander de l’argent alors que je ne demande qu’à transmettre et échanger a des gens motivés. La contrepartie est qu’il est plus difficile d’être pris au sérieux quand on bosse gratos.

2 commentaires:

PAKPEIJU a dit…

La régularité (qui découle le plus souvent de la motivation) est à mon avis le principal paramètre. Quand je pratiquais le Yoshinkan à HK, nous étions 3 motivés en plus du prof (dont Renato que tu connais). On payait juste une petite somme pour la location de la salle au club de Jujutsu Brésilien. On a bien tourné à 5-6 élèves par moment mais jamais plus. Même topo quand j'ai pratiqué le Kendo dans la "banlieue" d'Agen (tu imagines la difficulté de recrutement pour une discipline confidentielle, chère en équipement, en milieu rural). Mon prof s'est accroché mais il m'avouait parfois en baver et vouloir arrêter. Aujourd'hui c'est un petit dojo sympa qui tourne.

Si tu as deux trois personnes motivées et régulières c'est un bon début. :)

Xavier a dit…

C'est ce que je me dis, j'aime le travail en petit comité de toute facon. Je voudrais juste avoir suffisamment de monde pour ne pas me retrouver tout seul comme la derniere fois...

Mais bon on part de rien, ca sera deja beau de reussir a lancer quelque chose dans la region