mercredi 29 avril 2009

Du JJB avec frappes

Pour la première fois j’ai travaille du JJB avec des frappes. Ca n’a pourtant pas grand chose de surprenant quand on sait que la discipline a gagne ses lettres de noblesse en MMA au cours des premiers UFC. Donc pour une fois, un cours axe plus MMA que JJB pur.

On a commence par des techniques debout :
- contre coup de poing du droit en avançant : coup de pied d’arrêt puis ramassement des jambes
- contre un jab, coup de pied d’arrêt et poussée sur la jambe avant avec blocage avec sa jambe droite (pas très clair tout ca). Bien sur en suivant au sol

Ma première réflexion en voyant ca, c’est que si y avait pas de tatami, je n’aurais plus de genou… un peu dangereux en self ces ramassements de jambe.

Apres ca on est passe à des techniques quand on tient son adversaire dans sa garde et qu’il nous frappe au visage. La façon de bouger est proche de ce qu’on fait sans frappes et les blocages proches de ce qu’on fait en Arnis. Bref c’est cool, je me sens moins perdu que d’habitude.

J’ai bien aime travailler ce genre de techniques, n’étant pas particulièrement intéressé par l’aspect sportif, le fait de rajouter des frappes de temps a autres me permet de me rapprocher un peu plus de ce que j’aime bosser : la self. Bien sur ca n’est toujours pas de la self, ca reste un cadre sportif, mais en élargissant les règles on s’en rapproche déjà un peu plus et ca évite de rester coince dans son carcan.

vendredi 24 avril 2009

Quelle semaine!

Je suis allé m’entrainer 3 soirs de suite au JJB et je dois dire que je suis plutôt content du résultat. Déjà sur l’ensemble de mes combats contre d’autres ceintures blanches, je n’en ai perdu aucun et j’en ai même gagne trois. Ensuite que ça soit contre eux ou des grades j’ai pu placer des contres intéressants que j’ai vus depuis que je suis à Wanchai. De toute façon il faut être clair, tout ce que je sais faire je l’ai appris ces dernières semaines.

En revanche, le fait de ne connaitre que ces quelques techniques pose quelques problèmes. Un exemple : hier en combat contre un ceinture bleue, je suis pris dans sa demie garde (une jambe donc). Pas de problème, j’ai vu une technique pour sortir la veille. Je commence a faire ma technique, mon adversaire explose de rire en disant « Yesterday ». Ben oui, qu’est ce que tu veux, je connais que celle la… Forcement, je me suis fait contrer du coup, ca me rend très prévisible. Mais il faut être réaliste, il a beaucoup plus d’expérience que moi et donc son corps réagit plus facilement a toutes ces techniques. Peu importe, l’expérience vient en s’entrainant, et manifestement l’entrainement commence à porter ses fruits. Un ceinture marron est aussi venu me donner des conseils a la fin du cours, il m’a notamment conseillé de bouger plus. J’avais déjà fait quelques efforts la dessus, mais je vais essayer.


Autre élément intéressant du dernier cours : la méthode d’entrainement. Et ça recoupe en partie mon article sur le fait de sortir des sentiers battus. En effet, nous avons commence le cours par deux exos assez sympas. Dans le premier, les deux adversaires ont une main coincée dans leur ceinture, l’un est en garde au sol, l’autre doit passer sa garde. Gestion de son équilibre, de son poids de corps. Très très bon. Deuxième exo : assis avec son adversaire dans le dos. L’un doit passer une soumission, l’autre doit se retourner. A chaque fois, en cas de succès on change les rôles. Vraiment sympa, ça change et ça permet de bosser des points très spécifiques.

C’est tout pour le JJB cette semaine. Ce soir on va acheter des pattes d’ours avec Fred : j’ai besoin de travailler mes enchainements de frappes.

jeudi 23 avril 2009

Des strategies differentes

C’est un sujet qui est très souvent évoqué, notamment dans la guerre (stupide) qui oppose JJB et Judo. Et bien hier, j’ai eu un exemple très parlant de cette différence de stratégie. Comme chacun sait, le JJB est axe sur le sol même s’il possède des projections, tandis que le Judo est axe sur la projection et la recherche du Ippon même s’il travaille le sol.
Nous avons donc travaille en JJB une sorte de Kata Guruma mais attention pas de n’importe quelle façon : le genou proche de l’adversaire au sol, on le charge sur les épaules avant de le renverser DEVANT soi et de contrôler le corps avec :
- un bras qui contrôle le bras
- l’autre bras qui contre la jambe
- le genou qui vient contrôler au niveau des cotes

Rien à voir avec un beau Kata Guruma a la mode Judo, et pourtant pas moins bon. Pas adapte pour mettre un Ippon certes, mais en revanche taille sur mesure pour travailler au sol.

C’est un exemple parmi tant d’autres et qui va plus loin que les différences entre Judo et JJB. Chaque art possède ses propres stratégies, et en fonction de ça ses propres techniques et formes de corps. Reste a savoir si c’est le style qui influence la forme de corps ou le contraire… je vais pas me mouiller, je vais dire que c’est les deux.

Kata Guruma en forme Judo

mercredi 22 avril 2009

Bonnes nouvelles

J’ai l’impression de commencer a mieux ressentir le JJB. J’en veux pour preuve le dernier cours :
- j’ai placé deux soumissions a mon copain allemand
- j’ai évite de me faire soumettre par un ceinture blanche (nettement) plus expérimenté que moi
- bien évidemment je me suis pris des branlées dans mes deux combats contre Henry

Mais surtout, parce que gagner ou perdre n’a pas une grande importance dans mon évolution : j’ai réussi à placer deux sorties (une contre étranglement après prise du dos et une contre juji gatame), sorties que nous n’avons pas travaillées mais qu’Henry nous a juste montre rapidement pendant le cours. Il a d’ailleurs été surpris quand je lui ai passe pendant le combat!

Il y a donc plutôt du bon dans tout ca, je ne suis pas encore vraiment capable de passer une soumission convenable et construite mais j’améliore mes capacités à survivre. C’est l’essentiel.

lundi 20 avril 2009

Sortir des sentiers battus

Chaque système propose ses propres méthodes d’entrainement, en fonction de plusieurs critères :
- sa stratégie globale
- ses principes
- la forme de corps recherchée
- finalement, le point ou l’on souhaite arriver et faire arriver ses élèves

On trouvera par exemple des Uchi Komi en Judo, des Kihon Waza en Karaté, des sparrings dans un cadre particulier selon le style, etc. Tout au final pour progresser le mieux possible dans sa pratique.

Le problème (car il fallait bien qu’il y en ait un) c’est qu’autant c’est tout a fait adapte a un sport de combat, autant ca l’est moins pour un art martial. En effet, dans un SdC on forme un individu pour qu’il combatte dans un cadre précis qui n’est pas amené à évoluer. Apprendre à un boxeur d’anglaise à mettre des coups de genoux n’a aucun intérêt s’il n’a pas le droit de s’en servir…. Dans un AM, le contexte est différent pour deux raisons principales :
- il n’y a pas de règles
- le bonhomme d’en face n’a pas forcement la même pratique

Autrement dit, il serait logique de pouvoir réagir a des stratégies différentes des siennes (j’imagine d’ailleurs mal deux personnes du même style s’affronter). Or pour lutter contre un autre style, il est toujours préférable de le connaitre, ou au moins – parce qu’il est franchement délicat de tout connaitre – de pouvoir réagir a des situations peu conventionnelles.

C’est de ce point de vue la que je trouve le Systema particulièrement intéressant : ne pas se reposer sur la technique mais sur une façon naturelle de se mouvoir, s’entrainer en se mettant soi-même dans des situations pourries pour apprendre a réagir spontanément.

Spontanément, pour moi c’est le maitre mot de la phrase. Le point essentiel qui n’est pourtant pas celui que l’on travaille en général. Pour réagir spontanément et non en de façon automatique, il faut sortir des sentiers battus. Pour ca on peut aller voir ce qui se passe ailleurs, ou chercher par soi même. Actuellement j’ai quelques idées pour travailler ca, mais pas encore suffisamment développées : il va falloir travailler dessus.

L’autre intérêt a mon avis c’est que ca permet de mieux comprendre sa discipline. Une école d’AM n’est pas créée pour que ses élèves s’en mettent plein la tronche entre eux, mais pour affronter d’autres écoles. Autrement dit, apprendre à réagir contre des éléments improbables doit avoir une place prépondérante dans une pratique martiale.

Quasiment une page a parler dans le vide… je m’arrange pas.

Eliminer ses tensions

Bien oblige de l’avouer, je me suis mal entraine hier. 2h30 d’Arnis, pendant lesquelles j’ai été d’une part fatigue, d’autre part beaucoup trop tendu. J’ai senti mes tensions, notamment dans les épaules, pendant quasiment tout le cours et je n’ai jamais réussi a vraiment me relâcher. J’aimerais penser que le fait d’avoir travaille avec quelqu’un d’encore plus tendu que moi en est la cause, mais je ne pense malheureusement pas qu’il faille aller chercher si loin. Du coup je perds du temps, j’utilise trop de force, tout ca pour un résultat en dessous de ce que je pourrais obtenir.

Même si j’ai beaucoup progresse sur ce point la, je fais encore régulièrement des rechutes. Il va falloir trouver un moyen de régler ce problème de manière plus durable. Si quelqu’un a des idées pour arranger ca, je suis preneur.

vendredi 17 avril 2009

Rencontre avec Spiderman

La semaine dernière Henry m’avait dit : «si tu viens jeudi, tu verras Silvio, c’est le mec le plus fort que je connaisse ». Et ben j’ai pas été déçu. A la fin du cours, j’ai fait un combat avec Silvio et j’ai eu l’impression d’être face a Spiderman : non seulement il est rapide et technique, mais en plus de ca extrêmement souple et a une façon de bouger tout simplement hallucinante ! Il arrive a se foutre tout seul dans des positions merdiques, et a reprendre le dessus dans la seconde qui suit, tout ça avec un sourire jusqu’aux oreilles !

J’ai en plus de ça beaucoup apprécie ses qualités pédagogiques : en combat non seulement il laisse bosser son partenaire (vaut mieux, j’ose pas imaginer le calvaire sinon), mais il m’a aussi donne pas mal de conseils pour mes déplacements et pour sortir de la garde.

A la fin du cours il m’a gratifie d’un « Keep training man ! », pas de problème je comptais pas arrêter !

jeudi 16 avril 2009

JJB – Tout n’est pas perdu

Hier le cours de JJB était donne par une ceinture bleue en l’absence des professeurs habituels. On a commence par un bon échauffement, bon dans le sens ou on a effectue beaucoup de déplacements très différents au sol, qui m’ont parfois montre a quelle point ma motricité au sol était à améliorer.

On a ensuite bosse sur des techniques pour sortir de la position de la tortue. Ca tombe bien, c’est une position dans laquelle je me retrouve fréquemment (une mauvaise habitude que j’ai du garder sur peu de judo que j’ai fait). On est parti d’un renversement simple, qu’on a fait varier par la suite en fonction des réactions de l’adversaire. J’ai bosse avec un allemand très costaud, ce qui a eu l’avantage de m’obliger a bien faire les mouvements : avec probablement 20 bons kilos d’écart, quand c’est pas net, ca marche pas !

On est ensuite passe aux combats. J’ai fait le premier contre l’allemand en question, et miracle j’ai réussi à le soumettre. Je suis d’autant plus content que même s’il était lui aussi débutant, il était très puissant.
Combat suivant contre un mec avec qui j’avais bosse la dernière fois et qui portait une ceinture verte (ceinture qui n’existe pas en JJB, il la tient du Judo je crois). Je ne sais pas quel grade il a en JJB, mais ce que je sais c’est qu’il a réussi a soumettre la ceinture bleue qui donnait le cours (et croyez moi, même par hasard un débutant ne soumet pas une ceinture bleue). Sans surprise il m’a mis une pâtée. J’ai essaye quelques trucs, mais je me suis rapidement fait contrer.
Dernier combat contre une ceinture blanche, pas mauvais. Il m’a d’abord passe une première soumission assez rapidement. Sur la suite, je suis assez content, j’ai pu placer quelques bons déplacements, je me suis sorti de situations pourries pour me retrouver dans des positions nettement meilleures (position montée entre autres, prise du dos) mais mon manque d’expérience m’a vite ramené sur terre et je n’ai pas réussi a conclure a partir de ces positions.

Tout n’est donc pas perdu puisque j’ai réussi à placer une soumission et à réaliser quelques bons mouvements. Bien sur dans la plupart des cas je n’ai pas conclu, mais ca n’est pas ma priorité. Tout d’abord il me faut apprendre à bouger et a passer d’une situation a une autre, de préférence sans me faire soumettre. Ensuite, l’apprentissage des techniques me permettra de finaliser. Le tout c’est de ne pas être trop pressé.

mercredi 8 avril 2009

JJB – 2eme cours a Wanchai

Cette fois le cours est donne par Henry, fondateur du club et ceinture violette. La physionomie du cours est très différente de ce que j’avais eu avec Xandinho, ou même la semaine dernière avec Daniel.

Apres un échauffement classique, on est passe a des drills, qui sont pour la première fois depuis que je fais du JJB des techniques simples. Jusqu’ici c’est toujours très complexe, aujourd’hui le travail se fera sur des changements de position depuis la position montée (a califourchon sur le partenaire donc). Plusieurs exercices en réaction a une action du partenaire : celui-ci cherche a se dégager en nous éjectant par-dessus sa tête ou en échappant les hanches. On s’adapte en passant en contrôle sur le cote (Yoko Shio Gatame, Hon Gesa Gatame), en passant un triangle choke (Sankaku Jime) depuis la position au dessus, en passant d’un cote a l’autre avec le contrôle du corps du partenaire avec son genou sur le ventre, etc.

On passe d’une position a l’autre comme ca, pour apprendre à réagir dans toutes les situations, créer des automatismes, et surtout être capable en combat de créer des opportunités par le mouvement. J’ai beaucoup appris hier, j’avais définitivement besoin de travailler les bases.

On a ensuite fait un combat à thème : l’un part en position montée, l’autre essaie de sortir. Celui en position montée doit bouger pour maintenir l’autre au sol. En cas de renversement on change. J’ai réussi (miracle) a passer une soumission par Juji Gatame, mais comme c’était pas le but de l’exercice, je vais devoir laisser ma fierté de cote.

Ensuite on a fait 2 combats chacun (ce qui est peu je l’avoue), a défaut d’autre chose j’ai réussi a ne pas me faire soumettre… C’est pas génial mais c’est mieux que rien. Après tout, les AM c’est avant tout ne pas perdre non ? J’ai aussi malheureusement luxe un pouce a un ceinture bleue qui n’en demandait pas tant…Il était en dessous et me tenait le poignet pour bloquer mon bras, j’ai fait un Te Hodoki classique et ca a fait « plop ». Le fait d’être au sol a du bloquer la mobilité de sa main. Bref c’est con et ca m’emmerde un peu, le pouce avait pas l’air d’être allé bien loin, j’ai l’impression qu’il est re rentre directement. J’espère en tout cas que ca n’est pas grand-chose.

Un cours très intéressant donc, avec un vrai retour sur les bases de la mobilité au sol. Dans l’ensemble j’aime bien ce club, les gens sont sympas, le travail est plus technique avec moins de combats, et pour le moment mon peu de technique fait que combattre ne m’apporte pas grand-chose.

lundi 6 avril 2009

Une violence nécessaire?

Je regardais le film The Killing Machine ce week end, qui retrace la vie de So Doshin, fondateur du Shorinji Kempo et je me posais cette question: une pratique violente est elle un pré requis pour une pratique martiale, même plus douce ?

En effet, les exemples de maitres devenus des symboles de paix, d’amour, de gentillesse et de tout ce que vous voulez, qui sont passes par une étape guerrière ne manquent pas.

En tête de liste, Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aikido, art de paix et d’amour. Lui-même avec ses discours mystiques et sa grande barbe blanche a l’air d’une homme de paix plus que tout autre. Pourtant sa pratique de base était du Daito Ryu Aiki Jujutsu auprès de Sokaku Takeda, qui n’était pas un tendre. Avant son illumination en 1924, Ueshiba avait une pratique dure : d’abord soldat en Mandchourie pendant la guerre russo-japonaise, il a également nomme son premier dojo le « Dojo de l’Enfer », tout un programme…

Non moins célèbre, Miyamoto Musashi quelques siècles auparavant. Guerrier et fin stratège qui a traverse le Japon pour affronter au sabre (souvent en bois) les plus grands de son époque. Il a tue son premier homme a 13 ans a eu de nombreux duels jusqu'à ses 30 ans. On ne lui compte que des victoires et un match nul. Passe 30 ans, il a arrêté les combats et s’est intéressé à l’Ikebana et à la calligraphie.

So Doshin était un espion pendant la seconde guerre mondiale, ultra-nationaliste, il a beaucoup combattu après la guerre, n’acceptant pas la défaite du Japon. Le Shorinji Kempo est cependant très teinte de philosophie bouddhiste. Cela dit j’ai peu d’infos sur lui, et je ne suis pas sur qu’il soit devenu un mystique, sa discipline étant restée assez dure.

Hiroo Mochizuki lui-même, dont la gentillesse et l’humilité sont incroyables, avouait dans un article que plus jeune il était un voyou et avait participe a de nombreuses rixes.

J’en suis donc à me demander dans quelle mesure on peut appréhender l’aboutissement de leurs recherches sans le chemin qui a été parcouru. Est-il possible de comprendre l’Aikido en passant directement à cette phase d’harmonie ? Dans le cas contraire, comment faire ? Le combat sur un ring (n’en déplaise a certains) ne reste qu’un jeu et n’est pas comparable a ce qui a pu se faire a cette époque) et les duels armes de nos jours ne sont pas monnaie courante (heureusement d’ailleurs). De plus, la formation d’un guerrier ne prend pas en compte sa longévité, il s’agit d’une survie de groupe pas individuelle. Si le guerrier est invalide à 35 ans a cause de son entrainement, on le remplace par un jeunot…

Si quelqu’un a des éléments de réponse, je suis preneur.

Defense contre couteau

Samedi matin, on a travaille des défenses contre couteau avec plusieurs armes:
- double bâton
- simple bâton
- mains nues

L’avantage des bâtons est clair, a défaut de trancher, on gagne en allonge et on peut percuter la main qui tient l’arme sans rentrer dans la zone dangereuse. Avec bâton on a donc uniquement travaille des défenses par blocage + frappes. Aucune technique compliquée, il s’agit d’une lame on ne va pas prendre de risque.

Nous avons utilise trois « blocages » - je mets le mot entre guillemets parce qu’il s’agit avant tout de percuter la main armée – cadena, gunting, crusada. Les attaques sont diverses et utilisent différents angles. Avec un seul bâton, on ne frappe bien sur qu’avec celui la, la main libre n’est pas utilisée. Une fois la frappe sur le membre réalisée, on enchaine les frappes, ce qui permet également de faire travailler le flow. Comme souvent les cibles privilégiées sont le bras arme et la tète. Ce qui n’empêche pas de frapper ailleurs si c’est possible (genoux notamment).

J’ai eu la chance de travailler avec un partenaire complètement a la ramasse. Quand j’avais le couteau, celui-ci se mettait hyper loin pour ne pas être distance, puis se plaignait que j’avançais trop (fallait bien rattraper la distance) pour le toucher et que du coup il n’avait plus la place de faire sa technique… J’ai essaye vainement de lui faire comprendre que si mon couteau s’arrêtait a un mètre de lui, il n’avait pas besoin de se défendre, mais manifestement ca l’a pas convaincu. Je n’ai pas insiste et je lui ai donc fait des attaques pourries hors distance, ce qui manifestement lui a fait très plaisir. D’un point de vue pédagogique, j’aurais tendance à préférer le fait de commencer doucement et d’accélérer au fur et a mesure plutôt qu’aller vite sans être a distance, mais il est possible que je sois un gros fasciste intolérant j’ai donc décidé de me soigner.

Bien entendu, j’ai beau me soigner, je me suis remis a distance de lame quand ce fut mon tour de me défendre

Autre exercice intéressant (avec ou sans armes) : remplacer les blocages par de simples touches, ce qui permet de travailler son contrôle et sa précision. Ca permet également d’être plus rapide en mettant moins d’intention. Un excellent exercice de sensibilité.

A mains nues, on a applique les principes travailles avec bâtons. Je dis bien les principes et les techniques puisque dans un premier temps le prof nous a fait une dizaine de « propositions » en partant des blocages de base et en nous disant de chercher par nous-mêmes. Un travail très intéressant, qui permet vraiment de sentir ses techniques et de chercher. On a également travaille avec réaction du partenaire : il pique a la gorge, je contrôle par gunting a l’extérieur, il coupe au corps (vu l’angle, le choix est limite). La défense doit donc tenir compte des possibilités d’enchainement. Une attaque unique avec un couteau, ca n’arrive pas.

On a ensuite fait un retour sur quelques techniques de contrôle, en gardant à l’esprit que rentrer une clé contre un couteau c’est assez utopique. L’intérêt c’est surtout d’adapter les principes et de travailler avec une distance plus longue. Mon partenaire m’a refait des siennes en m’expliquant que les techniques démontrées ne marchaient pas toujours bien, en joignant le geste à la parole. J’ai vainement essayé de lui expliquer qu’il la faisait a l’envers, mais il a dit « oui oui » et a refait la même chose. Le problème a mon avis dans ces techniques, c’est le timing, pas la technique en elle-même. La technique est bonne, encore faut il pouvoir la placer en état de stress, pris par surprise. En attendant c’est un excellent exercice pour travailler la sensibilité.

dimanche 5 avril 2009

Quelques pistes...

Aujourd'hui j'ai la flemme de taper quelque chose de consistant, donc faut attendre demain. Pour compenser, voici quelques vidéos de disciplines auxquelles je m'intéresse en ce moment pour leur façon de mobiliser le corps


Systema


Un art "millénaire" russe dont la méthode repose sur un travail de la respiration, la spontanéité, le fait de se mettre tout seul dans des situations délicates. En plus de la méthode qui est très intéressante, il y a un travail très intéressant de frappes en profondeur et de travail sur la structure


Silat


Art indonésien, il en existe des dizaines de différents, mais j'ai pris celle là parce que j'aime beaucoup les techniques sur les genoux. J'adore la forme de corps du Silat, très ronde, fluide et qui dégage beaucoup de puissance. Plus ça va, plus les styles du SE Asiatique me séduisent. J'espère avoir l'occasion de croiser quelques pratiquants quand j'irai faire un tour au fin fond de l'Indonésie, mais j'ai peur que ça soit pas gagné...

jeudi 2 avril 2009

Repartir de zero

On a beau dire qu’on vide sa tasse en passant à une autre discipline, on ne redevient que très rarement un vrai débutant. J’ai eu la chance de commencer par une discipline très complète debout sans armes, incluant donc frappes, clés, projections, étranglements, sutemis, points de pression. Du coup, lorsque je passe à une discipline travaillant debout a mains nues, même si les stratégies ou les formes de corps sont différentes je ne suis jamais complètement perdu. Même en Arnis, qui inclue un gros travail d’armes, j’ai rapidement trouve mes repères car j’ai une idée de la façon d’appliquer des techniques debout. Ca ne veut pas dire que le travail de l’Arnis m’est évident, juste qu’en quelques mois, je sens que j’ai déjà choppe quelques éléments. Ca a été la même chose avec l’Hapkido : des stratégies différentes mais au final le passage de l’un a l’autre était assez fluide.

En JJB, en revanche je suis revenu au point zéro, comme si je n’avais jamais rien pratique. C’est très déstabilisant : je n’ai aucun repère et je ne parviens pas à passer quoi que ce soit. Du coup la ou debout je ne réagis plus qu’en termes de principes, au JJB je reviens a la base et je ne cherche pour le moment qu’a apprendre les techniques. Tant que je n’ai pas assimile assez de techniques et que je ne les ai pas appliquées en combat, je ne serais pas capable d’en dégager les principes sous jacents.

C’est une sensation très bizarre : toutes ces années d’entrainement pour rien. Des que je suis au sol, contre un type avec juste un an ou deux d’expérience, je ne peux plus faire grand-chose, tout ce que j’ai pu apprendre ne me sert a rien… Au final c’est rafraichissant aussi, de sentir qu’on peut retrouver totalement son âme de débutant et se débarrasser de ses filtres. Maintenant faut juste réapprendre a assumer le fait que faire rentrer quelque chose dans son corps, c’est long

JJB – Cours à Wanchai

Chose promise, chose due. Mon prof de JJB étant reparti au Brésil pour des raisons de sante, je suis allé m’entrainer hier dans un autre club à Wanchai. Le cours a été créé et est tenu par Henry, ceinture violette de JJB et pratiquant assidu d’autres disciplines (notamment Goju Ryu). Tous les mercredis un ceinture noire vient faire le cours. Les autres cours sont assures par lui. Sur le papier j’avais un peu peur de la durée des entrainements : s’il avait fallu tenir 2h au rythme ou on allait dans l’autre club, j’aurais surement fait une attaque.

Je suis arrive un peu avant 19h, et j’ai trouve une salle assez petite (comme souvent ici) mais très chaleureuse, avec notamment des photos partout sur les murs. J’aime bien ce genre d’endroits, sans prétention, mais ou on sent tout de suite une bonne ambiance et que ca bosse bien.

Dans l’ensemble, le cours a été très différent de ce que j’avais avec Xandinho.

Déjà l’échauffement a été plus long et moins dur physiquement, à base de course, roulades, exos au sol, abdos, étirements, rien à voir avec le ¼ d’heure axe pompes/abdos/renforcement de la nuque habituel. Plus long et moins dur donc, nettement moins axe sur le renforcement musculaire

Après on passe a la partie technique. La aussi grosse difference. Jusqu’ici j’apprenais une technique, voire deux par cours. Hier on a vu :
- 1 amenée au sol
- 1 passage de garde
- 1 retournement
- 1 soumission

Un travail complet donc.

Ensuite est arrivée l’heure des combats. Ils durent 4 minutes et on tourne compte tenu de la place. Les combats commencent debout (dans l’autre club on commençait souvent au sol a cause du manque de place). La aussi, j’ai trouve ca moins physique. J’ai fait 3 combats : contre les deux profs et contre un ceinture blanche avec 4 barrettes (donc bientôt bleue apparemment). Je n’ai pas morfle contrairement a d’habitude, non pas qu’ils ne pouvaient pas me mettre une raclée, mais qu’ils se mettaient juste un cran au dessus de moi a chaque fois pour me laisser bosser. Ca change des combats de survie habituels.

Dans l’ensemble, j’ai trouve le cours plus axe technique que physique. On a fait moins de combats (3 seulement en ce qui me concerne alors qu’avec Xandinho on était toujours au moins a 5 combats de 5 min, parfois beaucoup plus) et ceux-ci étaient moins durs. J’ai senti après le cours que je n’étais pas aussi mort et que je pourrais me déplacer le lendemain.

Autre chose très agréable, et suffisamment rare pour le souligner, quand je lui ai demande combien je lui devais pour le cours, il m’a dit que c’était bon et que je paierai la prochaine fois (en France c’est classique, mais ici un local qui refuse de l’argent quand on lui en propose c’est pas courant).

En bref j’ai beaucoup aime. Je vais donc continuer à m’entrainer la en attendant que mon club ramène un nouveau prof. J’espère que ca me permettra de progresser. Dans tous les cas, expérimenter des méthodes et des personnes différentes ne peut être que bénéfique.