lundi 27 octobre 2008

2.5 mois d'Arnis...

Deux mois et demi maintenant que je pratique l’Arnis. Le prof m’a dit hier : « Dans les arts philippins, rien n’est laisse au hasard », ce qui pourrait passer pour une phrase complètement bateau prend tout son sens quand il démontrait ses techniques.


Déjà toutes les techniques réalisées avec armes peuvent aussi l’être sans armes, avec quelques modifs bien sur, mais l’entrée ne change pas et au final la clé non plus. Mais surtout je suis impressionne par les clés qu’ils arrivent à faire, avec ou sans armes. Les enchainements sont à la fois hyper complexes et d’une logique incroyable. On se retrouve a faire une clé de bras avec le stick en utilisant juste ses jambes, sa hanche et un bras, etc. Finalement toutes les techniques que l’on peut passer spontanément dans un combat en s’adaptant sont ici directement étudiées. Pire elles sont étudiées en prenant en compte les différentes possibilités de l’adversaire.


J’ai l’impression d’avoir un système complètement a l’inverse de ce que j’ai fait jusque la :

-la ou je travaillais mes techniques de base individuellement pour les adapter en combat (en faisant par exemple une clé avec la jambe plutôt qu’avec le bras), maintenant ce sont ces adaptations que j’apprends directement (les clés de base sont sinon travaillées sous forme d’enchainement et sont au nombre de 5 pour les bras et 5 pour les doigts)

- la ou ce que je travaillais avec armes était issu de ma pratique a mains nues, j’utilise maintenant a mains nues ce que je viens de pratiquer avec armes


Bref c’est assez déroutant...


L’autre point que me frappe est le travail sur les angles et la structure de l’adversaire. J’ai l’impression que les points que j’ai pris quelques années à comprendre sont ici présentés avant tout le reste. Cela dit ca vient peut être du fait que je cherche ce type de principes, vu que beaucoup d’élèves n’ont pas l’air de les avoir acquis.


Très heureux de cette pratique donc, en espérant qu’elle apportera autant a ma pratique du NTJ et de l’Hapkido que j’aime à le croire aujourd’hui.

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