vendredi 31 octobre 2008

Yoseikan Budo - Hiroo Mochizuki - Janvier 2007


Après un coup de fil au responsable du stage, pas de problème les extérieurs peuvent venir, le tout étant d’avoir une licence pour des questions d’assurance, normal.

Grosse surprise en arrivant : je suis le seul non Yoseikan (et vu que du coup je suis le seul en blanc je peux pas faire semblant…), bref c’est dommage pour les gens qui ratent ça.
Le Maitre arrive, il me voit en blanc avec mes idéogrammes NTJ sur la poitrine, et il vient me saluer immédiatement en me disant que ça lui fait très plaisir que je sois là. L’homme est effectivement comme on me l’avait décrit, très abordable, et il adore raconter des histoires pendant ses cours.

Salut
Echauffement au sol, sur travail d’immobilisations, d’abord séparément, puis passage de l’une à l’autre, avec variantes en fonction de la réaction du partenaire.
On commence a etre un peu plus chauds, le Maitre nous fait travailler nos déplacements avec frappe, d’abord oï tsuki, puis gyaku, etc. Il nous arrête au bout de 2 minutes pour nour préciser qu’on fait n’importe quoi, que c’est une catastrophe, tout ça avec le sourire. Il réexplique, on recommence.
Puis on passe sur pao, travail d’uraken, il nous montre le mouvement que doit effectuer la hanche, et à quel moment elle doit effectuer son retour, pas si simple que ça en a l’air…
On repose les paos, travail d’enchainements de frappe, d’abord poings seulement, puis on ajoute les jambes, d’abord mae geri, puis mawashi, ushiro, etc.

Il est midi, on repasse en ligne pour le salut

Reprise des cours
Salut
On part sur le premier mouvement de tanto happo. On le fait d’abord en décomposé en guise d’échauffement, avec pas un nombre certain de répétitions. Ensuite on commence à appliquer par deux : c’est d’abord un dégagement sur une poussée, puis un dégagement d’un poignet pris (direct croisé, les deux poignets). La technique est faite d’abord avec les bras tendus, puis finie avec un mouvement plus court et une flexion du bras. Ensuite enchainement à partir de là, clés, projections, sutemis etc. puis même technique sur mae geri, mawashi. Là c’est très fort parcequ’il a réussi à nous montrer que c’etait tout le temps la même chose et qu’on compliquait tout seuls. On travaille ça encore quelques minutes, puis on refait l’enchainement dans le vide à droite et à gauche pour bien sentir le faire en décontraction.

Ensuite, mouvement suivant, en gros c’est mae geri, suivi d’ushiro qui permet de balancer un coup de poing avec un mouvement de balancier (je sais pas si je suis clair). Comme ça paraissait assez évident vu le mouvement, on part sur projections, o soto gari, uchi mata, haraï goshi (pour uchi et haraï des versions différentes du judo où on part sur l’autre bras avec une clé sur l’épaule).

On passe maintenant sur tambo, travail d’esquives et frappes à deux, puis un seul avec tambo attaque en pique, l’autre doit essayer d’enchainer à mains nues, de préférence par projection, et là, très très difficile, c’est super long ces batons ! pas évident du tout de combler la distance !

On repose les tambos, et on prend les gants. Un avec gants l’autre mains nues. Celui avec les gants tape, l’autre doit se défendre avec les mains et essayer d’enchainer (clé, projection). Là encore je suis perturbé. Déjà avec des gants passer une clé j’oublie. Ensuite j’ai pas le droit aux jambes et ça me gêne pour gérer ma distance. Et puis je suis pas un spécialiste du pieds poings et je le sens.

Retour au calme, avec quelques étirements où le Maitre continue à parler, puis salut


Au final un excellent stage, Mochizuki est absolument charmant et les élèves très accueillants. Ça m’a donné pas mal de pistes de travail (notamment sur la distance et sur la vision des différentes ( ?) techniques). J’aurai l’occasion de refaire 3 autres stages avec lui dans l’année, toujours avec le même plaisir.

1er stage avec Hiroo Mochizuki - Janvier 2007


J’avais depuis longtemps envie de découvrir le Yoseikan Budo et surtout de rencontrer Hiroo Mochizuki son fondateur. Tout d’abord parce que c’est une discipline que je trouve intéressante, dans laquelle tous les aspects du combat sont travailles (armes, sol, pied poings, projections, clés… voire même tir a l’arc a cheval), mais surtout parce que le lien avec le NTJ est plus que clair :
- Roland Hernaez a été l’élève de Minoru Mochizuki (le père d’Hiroo)
- Il a également été l’élève d’Hiroo Mochizuki en Aikido

Bref, à défaut d’avoir pu rencontrer le père, je ne pouvais pas rater l’occasion de travailler au moins une fois avec le fils.

De plus Hiroo Mochizuki est l’un des premiers japonais a être venu en France pour amener les arts martiaux.

Pour rappel, il est titulaire des grades suivants : 9e dan de karaté, 8e dan d'aïkido, 8e dan de jujutsu, 7e dan de iaido, 3e dan de judo. L’annonce de sa nomination au grade de 9eme dan au sein de la FFKDA se fera d’ailleurs ce jour la (ou au stage suivant ? j’ai un doute). J’ai pu voir la un homme d’une humilité exceptionnelle, presque gêné par ce grade qu’il trouvait arrive trop tôt, mais qu’il justifiait par le fait qu’il y avait « trop de 8eme dan » et qu’il avait bien fallu en mettre un dehors.

lundi 27 octobre 2008

2.5 mois d'Arnis...

Deux mois et demi maintenant que je pratique l’Arnis. Le prof m’a dit hier : « Dans les arts philippins, rien n’est laisse au hasard », ce qui pourrait passer pour une phrase complètement bateau prend tout son sens quand il démontrait ses techniques.


Déjà toutes les techniques réalisées avec armes peuvent aussi l’être sans armes, avec quelques modifs bien sur, mais l’entrée ne change pas et au final la clé non plus. Mais surtout je suis impressionne par les clés qu’ils arrivent à faire, avec ou sans armes. Les enchainements sont à la fois hyper complexes et d’une logique incroyable. On se retrouve a faire une clé de bras avec le stick en utilisant juste ses jambes, sa hanche et un bras, etc. Finalement toutes les techniques que l’on peut passer spontanément dans un combat en s’adaptant sont ici directement étudiées. Pire elles sont étudiées en prenant en compte les différentes possibilités de l’adversaire.


J’ai l’impression d’avoir un système complètement a l’inverse de ce que j’ai fait jusque la :

-la ou je travaillais mes techniques de base individuellement pour les adapter en combat (en faisant par exemple une clé avec la jambe plutôt qu’avec le bras), maintenant ce sont ces adaptations que j’apprends directement (les clés de base sont sinon travaillées sous forme d’enchainement et sont au nombre de 5 pour les bras et 5 pour les doigts)

- la ou ce que je travaillais avec armes était issu de ma pratique a mains nues, j’utilise maintenant a mains nues ce que je viens de pratiquer avec armes


Bref c’est assez déroutant...


L’autre point que me frappe est le travail sur les angles et la structure de l’adversaire. J’ai l’impression que les points que j’ai pris quelques années à comprendre sont ici présentés avant tout le reste. Cela dit ca vient peut être du fait que je cherche ce type de principes, vu que beaucoup d’élèves n’ont pas l’air de les avoir acquis.


Très heureux de cette pratique donc, en espérant qu’elle apportera autant a ma pratique du NTJ et de l’Hapkido que j’aime à le croire aujourd’hui.

dimanche 26 octobre 2008

1er cours de Hapkido - 5 nov 2005

De passage à Nantes pour le week end, je suis à la recherche d'un club pour m'entrainer à partir de janvier. Comme je le savais déjà, il n'y a pas de NTJ sur place, et après avoir testé pendant quelques mois des cours de Judo-Ju Jitsu et de Krav Maga en 2003 et 2004, je n'avais pour l'instant rien trouvé qui me fasse vraiment accrocher.

J'ai trouvé ce cours un peu par hasard, et ce que j'avais vu de la discipline en démos et vidéos m'avait pas mal plu. En revanche, je ne savais rien du style Hankido apparemment enseigné ici. Je débarque donc le samedi matin dans le foyer de jeunes travailleurs, la salle est petite, sans vestiaires, sans prétention, ça a l'air plutot sympa. Le prof me propose de venir avec eux. Je suis en jean mais pourquoi pas, autant sentir directement.

Echauffement léger (ça m'arrange) puis travail des chutes, techniques, etc. A vrai dire 3 ans plus tard je ne sais plus exactement ce que nous avons travaillé... En revanche je me souviens avoir été assez impressionné par la façon de bouger du prof, 1er dan sur le papier, je n'aurais pas été surpris si l'on m'avait dit qu'il était 2eme ou 3eme dan. C'est clair, c'est net, c'est précis.

J'ai fait l'ensemble du cours avec Jacques, ceinture bleue qui me semble avoir un excellent niveau (et pour cause j'apprendrai la semaine prochaine qu'il pratique les arts martiaux, et en particulier le Karaté, depuis 25 ans), il me montre pas mal de choses et m'explique l'entrée d'une clé par rapport à l'inspiration prise. J'adore, c'est complet, bien pensé, ça ressemble en partie au NTJ mais pas complètement: les entrées se font moins sur le déséquilibre qu'en cassant la distance, et la partie Hankido (car les deux parties Hapkido et Hankido sont enseignées) est très circulaire, ce à quoi je ne suis pas habitué. A part ça, on retrouve en gros les mêmes clés/frappes/chutes/projections/étranglements, il va juste falloir d'habituer à la forme de corps et à la stratégie de l'école.

Il y a un pot à la fin du cours (je ne sais même plus pourquoi), ce qui me permet de discuter un peu avec le prof et les élèves. J'apprends que le club est très récent et était jusque là un club police. Rendez vous est pris pour janvier.

samedi 25 octobre 2008

Jiu Jutsu Brésilien

Pas trop envie de faire la description du style, tout est déjà sur Wiki

Même si j'apprécie énormément l'Arnis, les cours sont trop peu nombreux (tous les dimanches 2h30, parfois 2h le samedi, parfois un cours en semaine), en particulier à cause du faible nombre d'élèves qui se déplacent. Et puis physiquement, vu le cagnard et le sol en béton, on peut pas trop se permettre de sauter et de courir partout. C'est clairement beaucoup plus martial que sportif.

J'ai donc trouvé un cours de JJB près du bureau pour m'entrainer en semaine. 1er cours mardi dernier: échauffement dur, surtout après une journée de taff. On enchaine: 100 abdos droits, 50 renforcements du cou en latéral, 100 croisés, 50 cou en circulaire, 40 pompes, 50 cou en droit, 30 pompes, etc. Ca fait 20 minutes qu'on est là et je suis déjà rincé.

Travail très technique ensuite, sur des dégagements dans la garde de l'adversaire. C'est précis, fluide et hyper bien pensé. On fait plusieurs répétitions à droite et à gauche, puis on passe aux combats. D'abord pour replacer ces dégagements, ensuite sans aucune contrainte. Chose amusante, pas de salut comme dans les arts japonais, on se tape dans la main et c'est parti, comme en Capoeira (on a d'ailleurs bien sur de la musique en fond).

J'ai rarement été aussi malmené, même dans les cours de Judo-Ju Jitsu. Je savais que le sol c'était pas mon truc, mais là même des mecs qui ne pratiquent que depuis un an ou deux me laminent sans problèmes. Y a pas à dire, j'ai bien fait de venir!

Fin du cours, salut, et chose amusante quand on vient d'arts japonais et coréens, on remercie tout le monde un par un en se tapant chaleureusement dans la main.

Bref un cours génial, éreintant, technique, et où en plus je me suis fait malmené. Je reviendrai pour les cours classiques et "No-Gi"

Petit retour sur l'Arnis

Les arts philippins ont la spécificité de travailler beaucoup sur les armes, et notamment couteaux et baton.
En l'occurrence, les techniques pratiquées dans mon école sont:
- double stick
- single stick
- palm stick (Dulo dulo)
- couteau (3 positions de lame)
- Hantikan Dumog (grappling avec baton, couteau ou mains nues)
- Silat

A cela s'ajoutent quelques autres armes plus tard: Balising, Tapado, Kerambit notamment.
Enfin bref, y a du boulot, même si les techniques faites avec les armes sont adaptées à mains nues.

L'enseignement se fait par différents drills pour acquérir les réflexes de base, puis par travail des différentes techniques.

J'ai pu noter quelques principes intéressants. Ca avait beau être évident, ça me faisait pas de mal de l'entendre:
- bloquer toujours avec l'arme et non avec la main libre
- les contrôles avec le bras se font avec un appui léger, comme les blocages à mains nues, pour sentir la présence de l'autre et pouvoir passer d'une direction à l'autre rapidement
- ne pas regarder l'arme: les yeux vont moins vite que le toucher, le contact doit suffire
- une garde serrée pour laisser moins d'ouvertures, avec ou sans armes.
- ne jamais s'emmêler au sol pour pouvoir gérer plusieurs adversaires

Arnis - Hong Kong


J'ai débuté l'Arnis un peu par hasard il y a 3 mois maintenant. J'avais déjà eu la chance de croiser les arts philippins lors de stages (mais j'y reviendrai plus tard), et j'avoue apprécier particulièrement le réalisme des techniques et la forme de corps, ronde, souple, tonique, avec un travail très intéressant sur la structure du corps de l'adversaire.

1er cours donc. Apres un bref echange d'emails avec le prof, je débarque au parc de Quarry Bay. Le fondateur du style, un petit philippin est là, seul, à attendre ses élèves. On discute un peu, ses élèves arrivent, le cours commence et il m'invite à se joindre à eux pour un cours de Single Stick.
Le cours est très intéressant, un échauffement qui se limite à quelques rotations de baton, pas mal de drills (répétitions avec partenaire), puis travail des 8 frappes de base du style. Regulierement il passe avec son baton et nous attaque les uns apres les autres pour nous apprendre à bloquer vite et efficacement. Bien sur, je suis à la masse, et j'ai déjà la moitié de la main arrachée à force de tenir le baton... On passe à des techniques de controle avec le baton, pas mal évolué déjà, il me manque encore surement une certaine fluidité pour que ça passe bien.

Ensuite on passe à mains nues et là, l'air de rien c'est plus simple. Enfin en théorie c'est exactement la même chose, sauf que quand on est pas habitué un baton de 25 cm, c'est pas toujours pratique! Travail de défense par percussion d'abord, par clés ensuite. Les techniques sont comme au baton extremement fluides et logiques.

On passe enfin à la dernière partie: le sol. Rien à voir avec du JJB, là il s'agit uniquement d'amener un partenaire au sol en étant soi même debout et de le controler tout en ayant la possibilité de s'échapper à tout moment (pas de noeuds avec les jambes donc). Comme la photo peut en témoigner c'est sympa mais ça fait mal...

Voilà ça fait 2h30, il fait 35° avec plus de 80% d'humidité, on va s'arrêter là pour aujourd'hui..

En guise d'introduction...

J'ai longtemps hésité à ouvrir un blog, trouvant assez peu d'intérêt à raconter ma vie sur Internet. Je n'ai pas réellement changé d'avis, mais plusieurs personnes m'ont demandé des CR de mes rencontres et de mes impressions (passées ou à venir). Je ne garantis pas l'utilité de ma démarche mais ça aura au moins l'avantage de me remémorer de bons souvenirs.

Avant tout, une petite presentation, meme si vous n'êtes sûrement pas arrivé là par hasard. Je pratique le Nihon Tai Jitsu depuis maintenant quelques années. Suite à pas mal de déménagements, j'ai testé de nombreuses choses, en stages ou en club aux quatres coins de la France, parfois un peu plus loin, aujourd'hui à Hong Kong. J'ai ainsi découvert le Hapkido (style Hankido) que je pratique depuis.

Etant incapable de le faire dans l'ordre chronologique, je vais commencer par mes deux pratiques actuelles: l'Arnis et le Jiu Jutsu Brésilien. Je complèterai au fur et à mesure dans un ordre absolument incohérent