mardi 16 janvier 2018

Paroles d'experts - des interviews d'un autre genre

Comme je le disais dans mon bilan, 2018 est une année un peu particulière pour moi puisqu'elle marque mes 20 ans de pratique, mais aussi mes 10 ans à Hong Kong et les 10 ans du blog. C'est donc un moment pour regarder ce qui a été accompli, mais encore et surtout pour regarder de l'avant.

En y pensant, je me suis dit que j'avais un certain nombre de questions auxquelles je n'avais pas de réponse et qui me semblaient pourtant utiles. Je me suis creusé la tête pendant plusieurs mois sur ces questions ou des variations de ces questions, pour comprendre comment être plus efficace dans mon approche de la pratique et de l'enseignement. Et puis en lisant "Tribe of Mentors" de Tim Ferriss, je me suis dit qu'il avait raison et que le plus simple serait surement de demander à d'autres personnes de me donner leurs réponses à ces questions. Pas n'importe quelles personnes bien sur, des personnes dont j'estime le travail et que je pense faire quelque chose de qualité. Des personnes qui ont quelque chose en plus qui m'intéresse. Je ne crois en effet pas que le niveau soit particulièrement lié au talent (ou je refuse de la croire), mais plus que ça soit lié à une façon d'approcher les choses. Je leur ai donc posé les questions suivantes, et pour vous faire mieux comprendre ma logique je partage aussi avec vous l'idée derrière chaque question.

Les réponses à ces questions seront publiées au fur et à mesure en français sur ce blog et en anglais sur le site du Seishin Tanren Dojo.

1. As-tu une routine matinale (liée ou non aux arts martiaux)?

J'aime les routines. Elles nous permettent de nous calibrer et de nous concentrer sur ce que nous estimons important. Peu import que la routine soit martiale ou non, je crois que la façon dont on démarre nos journées a une influence sur la journée qui suit.

2. Si tu avais seulement 10 minutes pour pratiquer, que ferais-tu?


Pourquoi 10 minutes? Parce que c'est suffisamment court pour être obligé d'aller à l'essentiel. En d'autres mots la question renvoie à "quelle est la partie de pratique qui a la meilleure rentabilité temps/résultats pour toi?". Comprendre ça permet de mieux comprendre ce qui est au coeur d'un travail, en éliminant tout ce qui est de l'ordre de la décoration.

3. Quel est le meilleur investissement que tu aies fait sur toi-même? Sur d'autres?


Je ne crois pas aux parcours linéaires et au fait que les choses aient été faciles pour les gens qui sont devenus des experts dans leur domaine. Je crois au contraire que c'est parce qu'ils ont pris des risques ou fait les choses différemment qu'ils en sont arrivés là. En parallèle un enseignant investit sur lui-même mais aussi sur d'autres, comme par exemples ses élèves. Sans forcément en attendre un retour particulier pour lui, cet invetissement peut avoir eu une place essentielle.

4. À ton avis, quelles sont les principales erreurs que font les gens lorsqu'ils pratiquent? Au contraire quels sont les éléments que tu penses être facile pour les gens dès le début de la pratique? 


Comprendre les points les plus difficiles et les plus faciles d'une pratique pour les débutants est ce qui permet d'une part de comprendre l'essence de la pratique et d'autre part de quelle façon l'aborder.

5. Est-ce qu'une situation d'échec que tu as rencontrée dans le passé t'a aidé à devenir meilleur dans ce que tu fais? As-tu un échec préféré que tu pourrais partager? 


L'échec est partie prenante de la vie de ceux qui sont allés loin. Mais ce qui compte n'est pas tant l'échec que ce qu'il nous a enseigné. La capacité des plus grands réside pour moi dans le fait d'avoir appris à rebondir et à apprendre de ses erreurs pour aller plus loin.

6. Quand tu atteins une période de stagnation, ou un plafond dans ta pratique, comment passes-tu ce cap?


Nous connaissons tous des périodes de doute et il peut être frustrant de ne pas voir le bout du tunnel. Mais les meilleurs sont ceux qui ne s'arrêtent pas à ces doutes et trouvent le moyen de passer à travers ces périodes. Quelles sont leurs méthodes pour les passer rapidement et efficacement?

7. Quelle est la question qu'on ne te pose jamais et que tu aimerais qu'on te pose? 


Les questions que nous pensons importantes ete que nous demandons à nos enseignants peuvent parfois passer à côté de la plaque. Ou du moins ne pas vraiment correspondre à ce que la personne en face de nous a dans la tête. L'idée de cet exercice étant de comprendre ce que les gens meilleurs que nous ont dans la tête, cette question me semblait importante.


8. Quels conseils donnerais-tu à une version plus jeune de toi-même?


Donner un conseil général aux lecteurs  peut amener à des réponses vagues ou simplement politiquement correctes parce que ce sont des conseils généraux. Réfléchir à ce que nous avons manqué à nos débuts et qui nous aurait été utile pour progresser plus vite prend la question à l'inverse. Cela évite aussi de se poser la question de comment le conseil sera reçu puisqu'il s'agit d'un conseil de soi à soi.



lundi 15 janvier 2018

Léo Tamaki à Hong Kong

Comme l’an dernier, j’ai eu la joie de recevoir Léo Tamaki à Hong Kong pour un stage sur trois jours, l’occasion de découvrir pour certains, et d’approfondir pour d’autres la pratique du Kishinkai. Hasard du calendrier, Léo revenait du Japon où il accompagnait Lionel Froidure pour tourner un documentaire sur Hino sensei. C’est donc avec quatre élèves qu’il est venu à Hong Kong, trois que j’avais déjà eu la chance de rencontrer (Stephane Crommelynck, Julien Meille et Amine Benchekroun) et un que je ne connaissais que par l’intermédiaire du net (Arnaud Lejeune).

Pendant ces quelques jours, Léo a pris soin de ne nous expliquer les tenants et les aboutissants de sa pratique. Le rôle de Uke qui se doit d’être toujours dangereux, l’utilisation du corps, les liens entre le travail au sabre et à mains nues et bien d’autres encore.


Sans rentrer dans le détail du contenu ici, je reviendrai surtout que la chance que nous avons eue de recevoir Léo AVEC ses élèves. Une chance réellement, parce que si l’enseignement de Léo est d’une grande qualité, il est malgré tout facile pour les élèves de retomber dans leurs mauvaises habitudes. Avoir des partenaires déjà formés permet en revanche d’avoir des retours beaucoup plus systématiques, et donc à tout le groupe de progresser beaucoup plus rapidement.
  
Ce fut un weekend particulièrement riche, et je crois pouvoir dire sans me tromper que le travail proposé a rencontré un vif succès, suffisament pour que plusieurs pratiquants aient exprimé le souhait de travailler d’avantage dans cette direction en attendant un prochain stage. Il y a plus qu’à…

mercredi 10 janvier 2018

Stage à Metz - 24 février

Je serai pour la première fois à Metz en février à l'invitation du Ryu Tai Jitsu Lorrain. L'occasion de rencontrer les pratiquants lorrains avec lesquels j'ai pu échanger sur le net, et de pratiquer ensemble.

Ce stage sera consacré à l'utilisation du corps dans les Kaeshi Waza et les Sutemi, deux éléments que j'affectionne particulièrement.


vendredi 5 janvier 2018

Un esprit de l'Aikido?

Cet article est à l'origine paru dans "Dragon Magazine: Spécial Aikido" en Octobre 2017


J’ai débuté l’Aïkido « moderne » après de nombreuses années à pratiquer le Nihon Taijutsu, une école descendant de Mochizuki Minoru, et donc de l’Aikido d’avant-guerre. Par défaut je le reconnais car c’était ce qu’il y avait de plus proche, et un peu à reculons car comme beaucoup de personnes pratiquant autre chose j’avais un certain nombre de préjugés. Inefficace, chorégraphié, déconnecté de la réalité. Progressivement ces barrières sont tombées et j’ai découvert qu’il y avait plus dans l’Aïkido que ce que j’avais bien pu vouloir y voir.

Le texte ci-dessous présente quelques-uns de mes ressentis, mais ne saurait évidemment être exhaustif. Loin d’être une pratique unifiée, l’Aïkido présente une diversité de pratiques immense, allant parfois dans des directions totalement opposées. Je n’ai évidemment pas pratiqué au sein de tous les courants et il est certain que de nombreux points évoqués ici seront valables pour certains courants et pas pour d’autres.



Moins de techniques, plus de fond


L’Aïkido a relativement peu de techniques si on le compare au Daito Ryu, et c’est d’ailleurs une question qui tenait à cœur à Minoru Mochizuki, élève du fondateur avant la guerre. Cette simplification présente l’avantage de conserver tous les principes dans un nombre réduit de techniques et d’ainsi éviter de se disperser dans des détails qui ont finalement peu d’importance, les principes sous-jacents étant plus importants que leurs multiples applications possibles. L’exemple le plus évident de ce changement est le passage du catalogue Ikkajo du Daito Ryu, comprenant 30 techniques réunies autour de principes communs, à Ikkyo, technique simple en apparence qui doit en théorie permettre de comprendre les dits principes. Habitué par le passé à collectionner les techniques sans vraiment creuser les principes dont elles étaient issues, ce fut un changement vraiment rafraichissant.

Cette simplification est sur le papier une excellente idée, du moins tant qu’elle ne mène pas au dogmatisme, malheureusement très  présent. Car le fond ça n’est pas tant de savoir si l’orteil doit être placé à 30 ou à 31 degrés, mais bien de comprendre comment utiliser son corps de manière optimale pour contrôler son adversaire. On se rend d’ailleurs vite compte dans un travail plus libre de type jyu waza que respecter ces critères devient une gageure et que la capacité à s’adapter à une attaque ou un partenaire différents fait partie de la pratique martiale.

L’absence de confrontation en Aikido est probablement en partie responsable de cela. Si Uke peut proposer une résistance accrue et augmenter sensiblement le niveau de difficulté, les choix pédagogiques de l’Aikido n’encouragent pas Uke à se placer dans un réel rôle d’opposant. Si l’opposition peut avoir certaines limites quand on veut travailler le fond et comprendre les subtilités de sa pratique, je crois en revanche qu’elle peut être bénéfique pour avoir un retour sain sur sa pratique.


Le rôle de Uke

 
C’est en Aïkido que j’ai vu pour la première fois le rôle d’Uke réellement défini, lorsque rien n’était réellement précisé dans mes pratiques précédentes. C’est une excellente chose car Uke pose les conditions de travail, et la qualité de son travail aura un impact immédiat sur l’apprentissage de Tori. Mais c’est aussi en Aïkido que j’ai rencontré pour la première fois le concept du mauvais Uke, qui n’est pas sans rappeler le fameux « You attacked me wrong » de Jim Carrey. Jusqu’ici je n’avais entendu parler de mauvais Uke que dans le cas où celui-ci n’attaquait pas réellement ou encore refusait de jouer le jeu. Imaginons par exemple que Tori pendant sa défense m’attaque d’un atemi au visage. Je ne bouge pas, et je ne cherche pas non plus à parer, mais je garde toute ma solidité. Il y a là un défaut de logique qui n’est possible que parce que Tori ne me frappe pas réellement dans le cadre de l’exercice. Refuser de jouer le jeu amène donc à un changement des conditions qui ne permettra pas à Tori de continuer sa technique dans des conditions correctes.

Mais en Aïkido j’ai découvert qu’un mauvais Uke pouvait être… un Uke qui ne chute pas. Et ce même s’il n’avait en réalité aucune raison de chuter. Jouer le jeu ne voulant pas dire faire semblant et si les conditions ne sont pas réunies, prétendre qu’elles le sont n’aura pour effet que de laisser Tori croire qu’il a réalisé correctement son mouvement, ce qui ne l’encouragera pas à corriger ses erreurs.

S’il est fréquent de reprocher à quelqu’un d’être un mauvais Uke pour justifier qu’une technique ne fonctionne pas comme elle le devrait, je n’ose imaginer ce qui se passerait si cette même personne essayait de réellement poser des soucis à son partenaire, voire pire à son enseignant. J’ai pourtant souvenir d’une interview passionnante de Minoru Mochizuki dans laquelle il expliquait qu’il tentait régulièrement – en vain – de balayer O’Sensei lorsque celui-ci le prenait comme Uke, au point que celui-ci lui dit : « Je dois constamment changer mes techniques à cause de vous ». Mochizuki sensei estimait que l’attaquant peut avoir une force considérable et de grandes qualités martiales, et qu’il pourra donc réagir en cas d’erreur de notre part. C’est pourquoi en tant qu’Uke il tentait régulièrement de projeter le fondateur. Loin d’agacer Ueshiba, cette attitude a probablement contribué à rapprocher les deux hommes, au point que Ueshiba considérait Mochizuki comme son fils et lui offrit de prendre sa succession.



Ueshiba Morihei et Mochizuki Minoru


Mais le rôle de Uke va plus loin que créer les conditions de l’apprentissage pour Tori, et c’est également quelque chose que l’Aikido m’a aidé à comprendre. Le rôle de Uke en Aikido est clairement actif, au contraire de ce que j’avais pu trouver en Nihon Taijutsu, c’est-à-dire que Uke reçoit la technique plus qu’il ne la subit. Il apprend à recevoir la force qui lui est proposée, et peut ainsi comprendre comment cette force affecte sa structure, où elle l’emmène, comment, et donc comment y répondre. Par un Ukemi, qui pourra être à son tour choisi et non subi, permettant de s’échapper et de se protéger, au contraire d’un Ukemi de Judo systématiquement subi, ou par un Kaeshi Waza.



Un Do, pas un Jutsu


L’Aïkido  se définit comme un Budo, une voie basée sur la pratique martiale. C’est le cas de nombreuses autres pratiques japonaises modernes mais l’Aïkido est celle qui me semble insister le plus sur cette notion de voie… au détriment parfois de l’efficacité, perçue comme quelque chose de sale. J’ai souvent entendu mes camarades parler de l’Aikijutsu comme quelque chose d’archaïque, brutal, sans finesse. Le mythe de l’origine de l’Aikido, création ex-nihilo de Ueshiba Morihei, bien supérieure aux anciens Jujutsu ou au Judo de Kano Jigoro, lui-même déjà supérieur aux anciennes traditions, a probablement sa part de responsabilité, mais pour quiconque ayant pratiqué le Daito Ryu avec un adepte de haut niveau il semble que les Bujutsu n’aient rien à envier aux Budo question finesse. La notion d’harmonie, l’Aiki, est parfois aussi citée en excuse, après tout l’Aïkido n’a-t-il pas un but supérieur ? C’est sans doute vrai mais je veux croire qu’un Budo doit être plus qu’un Bujutsu et pas simplement autre chose, c’est-à-dire qu’il doit garder la même efficacité et la même finesse pour nous permettre de nous développer, de nous transcender.

La question de l’efficacité de l’Aikido ne s’est d’ailleurs jamais vraiment posée du temps du fondateur, malgré la place prépondérante de la spiritualité dans la vision de ce dernier. Il suffit d’ailleurs de regarder le profil des élèves d’avant-guerre pour confirmer cette impression, pratiquants expérimentés de Judo, Karate, Kendo, qui se retrouvaient pourtant facilement contrôlés par le maitre. Parmi les quelques experts que j’ai eu la chance de rencontrer, j’ai finalement pu voir les deux extrêmes, de l’enseignant comptant sur une forte coopération de Uke à celui ne se posant pas la question et entrainant son opposant où il le souhaite, quelles que soient les actions et réactions de ce dernier. Encore une fois, il est difficile de parler de « l’Aikido » quand ses interprétations sont si diverses.


Y a-t-il vraiment un esprit de l’Aïkido ?


L’Aïkido est multiple et si chaque interprétation se rattache au fondateur d’une manière ou d’une autre il est bon de rappeler que sa pratique a évolué au cours du temps. Il est d’ailleurs usuel d’opérer une classification entre styles d’avant et d’après-guerre, mais en y regardant de plus près les styles de ces grandes périodes peuvent aussi présenter de grandes différences. Au sein même de l’Aikikai les approches diffèrent et bien malin qui pourra dire qui détient la vérité. Existe-t-il d’ailleurs une vérité unique ou peut-on voir l’Aïkido comme une pratique riche et diverse, dont les courants peuvent présenter autant de similarités que de différences ?

Circulaire chez les uns, direct chez les autres, parfois dur, parfois coopératif, il est souvent difficile d’y retrouver ses petits. La vocation non-sportive et non-compétitive est elle-même mise à mal avec des courants comme le Shodokan de Tomiki Kenji qui encouragent la compétition. Loin d’être un problème, cette diversité est source de richesse et confirme la richesse immense de l’art créé par Ueshiba.

lundi 1 janvier 2018

Bilan 2017

L’année 2017 se termine enfin, et il est donc temps comme chaque année de faire un petit bilan. Cette année a été plus compliquée que prévu et a d’ailleurs commencé de la pire façon et j’avoue ne pas forcément regretter passer à 2018.

En pratique, je ne crois pas avoir chômé avec encore plus de pratique que l'an dernier et une obsession qui reste de tous les instants... J’ai eu l’impression de passer quelques caps au cours de l’année et globalement je suis plutôt content de la direction que prennent les choses.

Les stages et les rencontres encore et toujours

En 2016 j’avais déjà eu l’occasion de donner un certain nombre de stages, en Europe et en Asie, sans compter les rencontres permises par mes nombreux déplacements professionnels. En 2017 j’ai clairement moins voyagé mais j’ai quand même eu l’occasion de me rendre dans un certain nombre de dojos pour donner des stage, notamment en France à Nort sur Erdre et Aire sur Adour, en Belgique au Budokan Kazoku et en Italie au Jin Roh No Dojo. Hors Europe c’est cette fois en Nouvelle Zélande que j’ai eu la chance de donner des stages, cette fois en Aunkai dans les groupes d’étude de Filip et Liam, respectivement à Auckland et Christchurch.



En 2017 j’ai aussi eu l’occasion de recevoir des invités de grande qualité à Hong Kong: Léo Tamaki (Kishinkai Aikido) et Robert John (Aunkai), qui m’ont permis d’avancer encore un peu plus sur la voie. J’ai aussi pu participer au sage de Vali Majd en Systema, pratiquant dont on m’avait dit du bien et dont j’ai vraiment apprécié l’approche. Enfin l’année s’est terminée par une session d’Aikido sous la direction d’Horii Etsuji.

J’ai aussi pu aller à la rencontre de pratiquants lors de mes passages en France: Eric Anfrui du Kokodo Jujutsu, Richard Folny du Nihon Tai Jitsu, et évidemment Léo Tamaki dont j’essaie de suivre les cours au maximum quand je suis dans la région.


La NAMT et l’AikiTaikai


La NAMT était un moment clé, un événement que je suivais jusqu’ici de malheureusement trop loin et auquel je n’aurais jamais pensé participer un jour. C’est très certainement un moment qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. C’est aussi un tournant historique puisque c’est le jour où j’ai été qualifié de terrifiant.

Profitant de la NAMT j’ai pu participer à l’AikiTaikai, autre événement que je suivais tout aussi malheureusement de loin, l’occasion de pratiquer sous les directions d’Irie sensei, Kawabe sensei et Jerome Kadian. Un très bon moment de pratique malgré le manque évident de sommeil, et surtout l’occasion de rencontrer (et même dans certains cas de pratiquer avec) un certain nombre de blogueurs, dont Alex Grzeg, Nicolas Lorber et Pierre Fissier.



Ecrire…

Si je n’ai publié que 40 articles sur le blog cette année, donc un peu moins que l’année précédente j’ai en revanche été un peu pus actif dans l’édition “Spécial Aikido” de Dragon Magazine, sur le site du dojo, et surtout j’ai enfin sorti la version française de mon ouvrage sur le Nihon Tai Jitsu. Même si la traduction a été réalisée par Guillaume et que je n’ai fait que finaliser.

2018…

2018 sera une année spéciale pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’elle marquera mes 20 ans de pratique, ainsi que mes 10 ans à Hong Kong et les 10 ans du blog. Ce sera aussi une année du Chien, donc la fin d’un cycle et le début d’un nouveau puisque je suis moi-même de l'année du chien. Enfin 2018 devrait être l’année où j’enverrai quelqu’un au Shodan pour la première fois.

Pour toutes ces raisons, 2018 sera un peu spéciale et viendra avec son lot de surprises. L’année commencera de la meilleure des façons avec la réception de Léo suivie rapidement par mes stages en France, Belgique et Italie. De nombreuses autres surprises viendront au cours de l’année, sur le blog ou les tatamis.

jeudi 21 décembre 2017

Stage à Perwez, Belgique - 3/4 février


Je serai de retour à Perwez près de Bruxelles les 3/4 février 2018 au Budokan Kazoku pour la troisième fois. C'est toujours un grand plaisir de revoir mes amis belges, toujours accueillants, motivés et curieux de tout et je suis impatient de leur faire découvrir de nouvelles facettes de mon travail et de voir leur évolution.

Si les pratiquants belges n'ont rejoint le Nihon Tai Jitsu officiellement qu'il y a quelques années, le groupe de Perwez a dès le début fait d'énormes efforts pour apprendre le curriculum de l'école, notamment en se déplaçant dans de nombreux stages d'experts en France et en Espagne. Avec succès puisqu'Amélie et Christopher ont récemment rejoint Thomas et Daniel dans le club fermé des ceintures noires belges, et que Thomas devrait lui passer prochainement son 2e dan. Suivre leur évolution, même d'aussi loin, et pouvoir y contribuer ne serait-ce qu'un peu est une immense joie pour moi.





mardi 19 décembre 2017

Kaeshi Waza: les techniques de contre dans les kata de Nihon Tai Jitsu