mardi 20 septembre 2016

Stage à Perwez (Belgique) - 4/5 février 2017

J'ai déjà dit tout le bien que je pense de mes amis du dojo Budokan Kazoku. Suite à notre première rencontre l'an dernier nous avons évidemment gardé contact et c'est avec un immense plaisir que je me rendrai chez eux cette année pour un stage de deux jours. Un format que j'affectionne particulièrement parce qu'il me permet d'aller beaucoup plus en profondeur.

Ce stage est évidemment comme toujours ouvert à tous, pratiquants ou non de Nihon Tai Jitsu et j'espère avoir l'occasion d'y croiser bon nombre de mes amis belges.


dimanche 18 septembre 2016

Stage à Nort sur Erdre (44) - 14/15 janvier 2017

Je me rendrai au NAC Hapkido en janvier pour la 4e année consécutive, l'occasion de retrouver Romain, ses élèves et les habitués qui font maintenant le déplacement depuis 2013. Nort sur Erdre est devenu pour moi un rendez vous incontournable, un de ses moments qui rythment mon année et ma pratique. Chaque passage est l'opportunité de valider mes recherches de l'année, d'expérimenter et de trouver de nouvelles pistes, mais aussi de voir à quel point Romain et ses élèves progressent rapidement, une motivation de plus pour s'entrainer sérieusement pendant l'année pour ne pas être complètement dépassé le jour du stage.


samedi 17 septembre 2016

Stage à Aire sur l'Adour (40) - 21/22 janvier 2017

Comme l'an dernier à la même période, je profite de mon passage annuel en Europe pour donner quelques stages et retrouver mes amis sur les tatamis le temps de quelques heures.

Je me rendrai pour la première fois cette année au dojo d'Aire sur l'Adour, dans les Landes, le plus grand dojo de Nihon Tai Jitsu du grand ouest. J'avais eu la chance de rencontrer le président du club, Emmanuel Pirot, en février lors de mon passage à St Loubès et je suis heureux de pouvoir cette année passer chez eux.



lundi 29 août 2016

Les hanches de la colère

Dans mon CR de l’excellent stage de Yoga Ashtanga par Kino McGregor, j’avais noté le lien fait entre les émotions et certaines postures.

“La session du vendredi est focalisée sur les backbends. Nous sommes tout de suite prévenus que lors de certains postures, des émotions peuvent nous envahir: la tristesse, la rage, accessoirement même l’impression que la mort va venir nous cueillir.”

Si la remarque m’avait marquée, c’est en revanche quelque chose que je n’avais jamais ressenti. Jusqu’ici la plupart des asana visant à ouvrir le corps me donnaient surtout l’impression d’une sorte de nettoyage, comme si mon stress sortait progressivement de ma tête et de mon corps. Mais hier il n’en a pas été de même et j’ai pour la première fois ressenti une emotion monter et m’envahir pendant les quelques minutes que nous avons passées sur l’ouverture des hanches à partir d’une position en squat. Et… c’est la colère qui est venue.




Je me sentais bien jusque là, d’autant que c’est un cours auquel je vais régulièrement et que j’apprécie tant par les mouvements proposés que par la pédagogie de l’enseignante. Si ça n’est pas un cours particulièrement facile, je n’y ai clairement jamais eu d’émotions négatives. Et c’est surement pour ça que quand la colère est montée, j’ai été plutôt surpris. Passée la surprise, je me suis demandé pourquoi, et je me suis dit que vue la souplesse de mes hanches et le fait qu’elles soient considérées comme l’une des poubelles du corps, il ne fallait peut être pas aller chercher bien loin l’explication.

Comme recommandé à l’époque par Kino, j’ai essayé d’observer le changement d’émotion, sans jugement, et surtout sans céder (personne n’a été blessé, promis), et j’ai attendu de rentrer à la maison pour faire quelques recherches sur cette théorie.

Aussi surprenant que cela puisse donc paraitre à toutes les personnes qui trouvent mon caractère exécrable, il semblerait donc que j’enfouisse depuis longtemps une bonne partie de ma colère dans mes hanches. Vous avez de la chance, allez savoir où elle serait allée sinon…  Plaisanterie mise à part c’était une expérience intéressante et je vais continuer à explorer cette zone dans les semaines qui viennent.

lundi 22 août 2016

Où placer son niveau d’exigence?


Lors de sa venue à Hong Kong, Fred a évoqué brièvement avec un de mes élèves mon niveau d‘exigence (après m’avoir dit d’y aller mollo sur ce que je leur demandais de faire). J’avoue ne pas avoir écouté l’ensemble de la conversation mais juste grappillé quelques bouts ici et là.

En (très) résumé, je montre quelques trucs absolument impossibles (pas complètement vrai puisque j’arrive à les montrer) et je demande souvent des choses d’un niveau relativement avancé corporellement parlant à des débutants. Fred a précisé en revanche que si j’étais exigeant envers les autres, je l’étais au moins autant envers moi-même, précision qui a son importance. 




Re-conditionner le corps

Mes cours sont axés sur un reconditionnement du corps, nécessaire pour passer les techniques correctement. Une approche qui dépasse le simple cadre technique/angle/timing pour incorporer une certaine façon de se tenir et de bouger, de faire entrer et sortir la force, mais aussi de comprendre plus précisément notre corps et celui de notre partenaire. C’est un travail de longue haleine et je suis conscient que pour un débutant il puisse être particulièrement frustrant. En revanche, si je tiens à mettre en place ces idées dès le premier jour, je ne demande pas qu’elles soient maitrisées, tout au plus il s’agit de comprendre la direction choisie, de donner les outils pour y arriver et surtout de partir sur des bonnes bases.

Partir sur de bonnes bases est le point essentiel pour moi. Il m’a fallu des années pour nettoyer mes mauvaises habitudes de pratique et ce changement a été difficile et possible seulement après d’innombrables heures de pratique. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’y passer autant de temps si on évite dès le début de travailler en force. Les qualités que j’essaie d’enseigner sont certes longues à mettre en place, mais moins que de ce devoir changer du tout au tout une pratique acquise pendant des années. 

Il y a aussi bien sur une part d’égoïsme dans ma façon d’enseigner. J’ai commencé à enseigner faute de partenaires, et enseigner me permet d’avancer. En testant mes nouvelles idées d’une part, et en formant des gens capables d’être des bons partenaires et d’être capables de m’aider à avancer d’autre part. Pour ces deux raisons, il est clair que je ne souhaite pas proposer une version édulcorée de ma pratique. Je suis conscient qu’elle ne parlera pas à tout le monde et que cela limitera de fait le nombre de mes élèves. En contrepartie je crois que ceux qui restent sont conscient du travail nécessaire et de la sincérité de la démarche.

Fred avait cependant tout à fait raison sur le fait de ne pas trop en demander non plus. Sur l’exercice incriminé (un exercice d’Ukemi), je reconnais qu’il était hors de portée. C’est d’ailleurs pour ça que je les ai laissé essayer mais que je n’ai pas insisté sur ce que l’exercice impliquait. Il était suffisamment ludique pour que tout le monde  puisse essayer sans danger et en s’amusant. Je n’ai pas essayé de frustrer le groupe en leur disant qu’effectivement ils étaient passés à côté. Je pense en revanche continuer à leur faire faire et voir si leur sensibilité s’affine.

Etre juste dans ses exigences

Si je suis relativement exigeant, j’ai personnellement l’impression d’être souvent trop laxiste et je connais un certain nombre d’endroits où le niveau d’exigence est bien supérieur au mien. J’essaie cependant de tirer mon groupe vers le haut du mieux possible, en leur proposant un travail autant que possible de qualité.

Nous venons tous avec un vécu différent, une motivation différente, des corps différents, des objectifs différents, et même simplement des niveaux différents. Ce que j’attends de chacun est donc nécessairement différent, et il en va de même évidemment envers moi-même.

Si je prends l’exemple de mes élèves, il est clair que j’attends de Hugh plus que des autres sur un certain nombre de points, parce qu’il est le plus gradé et aussi mon assistant. Je ne suis pas en revanche exigeant sur ses chutes car je prends son âge en considération ainsi que ses soucis d’épaule. Dans le cas de Jonathan, plus récent dans le groupe mais également plus jeune et très en forme physiquement, je suis plus demandeur en termes d’Ukemi car je le sais en capacité de recevoir et que je crois que c’est utile à sa progression.

Envers moi-même, c’est presque un autre sujet. Fred sait à quel point je suis un éternel insatisfait et si je suis conscient des progrès réalisés ces dernières années, je le suis tout autant de la route qui me reste à parcourir et du travail nécessaire pour aller plus loin.

samedi 20 août 2016

[CR] - Cours Seishin Tanren Dojo - 14 août 2016

Fred ayant supprimé son blog, il a gentiment accepté d'écrire malgré tout un compte rendu de son entrainement dans mon dojo la semaine dernière et de le publier ici. Merci à lui pour ce compte rendu et son passage à Hong Kong.


Xavier et moi n'avons pas trop l'occasion de nous rencontrer depuis mon départ de Taïwan il y a 3 ans. Nous essayons donc de saisir chaque opportunité qui se présente et nous nous sommes donc rencontrés début juillet vers Taitung où je passe mes vacances. Une possibilité d'aller à Hong Kong s'est présentée et, même pour un court passage, j'avais envie de revoir Xavier et ses élèves dont certains sont aussi mes amis.

Je ne pratique plus depuis 1 an et demi et je suis en surpoids avec une condition physique assez faible, des douleurs lombaires même si j'essaie cet été de limiter les dégâts. J'étais donc un peu réticent à remonter sur le tatami mais Xavier m'a poussé à pratiquer un peu.
Après mon arrivée à HK et une de nos longues discussions pendant l'après-midi, Xavier m'a prêté tenue et ceinture pour que je me joigne au cours qu'il donne à la SCAA. Ce fut donc l'occasion de découvrir certains de ses élèves et de revoir mes amis Chris et Hugh.

Arrivés en avance, nous avons fait quelques push out et échauffement ensemble afin que je me remette doucement dans le bain. Puis les élèves ont commencé à arriver ainsi que des visiteurs venus assister au cours. Le cours a commencé avec des exercices corporels pour appréhender le sol et préparer les ukemi pour les débutants. Quelques sorties de saisie des poignets en suwari waza puis nous sommes entrés dans la phase technique. Celle-ci comprenait parfois 2 versions de la technique, avec des exercices préparatoires pour les débutants et des versions complètes pour les plus avancés. Xavier a à chaque fois insisté sur le travail du corps dans sa globalité, les connexions et l'absence de force excessive pour appliquer la technique. Nous avons travaillé notamment (et pas tout à fait dans l'ordre) Sankyo (Yuki Chigae), Ude Kime nage (Tenbin nage), O soto gari, Shiho nage (dont une version avec projection), un éducatif de type Irimi Nage pour préparer Hachi Mawashi et des sutemi parmi lesquels Yoko Guruma.

À défaut de pratiquer en souplesse (quelques flagrant délits de "bourrinage" à mon actif), je sais encore chuter et j'ai donc servi de uke à Xavier mais aussi à Hugh, l'élève le plus avancé, afin qu'il puisse exécuter les techniques sans restriction et sous l'oeil de Xavier. Pratiquer avec Hugh est une expérience intéressante car il est à la fois l'élève le plus gradé et sans bagages martial précédent. Un pur produit du dojo Seishin Tanren donc. Hugh est bien structuré et sait travailler intelligemment avec un usage modéré de la force et s'il lui manque encore un peu de fluidité (son gabarit costaud n'aide pas forcément), il mérite amplement son 1er kyu.  Les autres élèves débutent pour la plupart mais ont montré de l'enthousiasme et de la curiosité, l'échange était studieux avec une très bonne ambiance. On dit que l'esprit du dojo correspond à celui de l'enseignant. Xavier fait sentir et subit la technique avec tous ses élèves. Il insiste régulièrement sur la bonne structure et la bonne connexion plutôt que sur l'emploi de la force. Utilisation du poids du corps, relâchement permettent d'optimiser les techniques. Quand il le fait ça a l'air simple, quand j'y arrive par hasard, de temps en temps, je suis content mais je mesure bien la distance qui nous sépare.

La fin du cours a été orientée sur des exercices corporels comme en début, afin de faire travailler l'appropriation du corps via le sol. J'étais épuisé car 2 heures de cours étaient un peu trop longues pour moi, j'ai donc seulement regardé.


Après cet entraînement, intense pour moi, nous avons partagé un bon moment dans le bar de l'association avec des discussions comme toujours animées sur les arts martiaux. Les courbatures ont duré 2 jours... ça aurait pu être pire.

Au final j'ai passé, comme toujours, un très bon moment avec un échange technique intéressant et le plaisir de retrouver ses amis.

mardi 16 août 2016

Fred à Hong Kong


Ce weekend, Fred m’a fait l’amitié de venir à Hong Kong et par la même occasion de venir participer à mon cours. C’est la deuxième fois qu’il s’entraine avec le groupe, et contrairement à la première fois il y a 4 ans, le dojo était « plein » : 9 personnes sur les tatamis, plus quatre observateurs sur le banc.

Au-delà du plaisir de se voir pour la troisième fois cette année, j’étais vraiment heureux de pouvoir à nouveau pratiquer avec lui sur les tatamis et… de lui faire quelques sutemi. C’était aussi l’occasion comme toujours de lui montrer mes dernières évolutions et d’avoir ses retours dessus, tant au niveau technique que pédagogique. Enfin, j’étais curieux d’avoir son retour sur mes élèves. Ayant peu de visites de pratiquants avancés, les retours sont forcément rares, et donc forcément d’autant plus précieux. Fred étant l’une des personnes qui comprend le mieux ma pratique, et de loin celui qui m’a le plus subi, son retour était d’autant plus important à mes yeux. J’étais content aussi de voir que même si Fred a mis sa pratique en suspens depuis 1.5 an, ses acquis sont bel et bien toujours là.

Je ne parlerai pas pour lui et s’il le souhaite je publierai un CR de sa part ici. D’ici-là, je vais détailler un peu plus le contenu du cours de la soirée, l’un des meilleurs depuis la création de notre dojo il y a 4 ans à mon humble avis.
Ma vision du Bujutsu, on le sait, est principalement corporelle et non technique. La pratique telle que je la conçois doit apporter une meilleure compréhension de son corps, des différents éléments qui le composent, des axes du corps, du mouvement en général. Dans ce cours à travers un certain nombre de techniques et d’exercices nous avons abordé le travail de la colonne vertébrale et du sternum, ainsi que la notion d’axes : bouger selon les axes du corps, transmettre son poids au partenaire, déstructurer au contact. Plusieurs techniques ont servi de véhicule à ces idées. Sur Dosokute Dori (Hai Hanmi Katate Dori) avec Kote Gaeshi, Kote Kudaki (Nikkyo), O Soto Gari, un exercice preparatoire a Hachi Mawashi, Tembin Nage (Ude Kime Nage), Shiho Nage et quelques sutemi, avec des versions variables selon les niveaux de pratique. Puis sur Jyunte Dori (Gyaku Hanmi Katate Dori) avec Sumi Otoshi, O Soto Gari et Yuki Chigae (Sankyo).

Les dix dernières minutes, l’ensemble des pratiquants commençant à fatiguer, nous avons mis de cote les techniques pour travailler différents exercices préparatoires aux Ukemi, au sol. Si chuter n’a jamais été un problème pour moi, je dois dire qu’il n’en est pas de même pour tous mes élèves et il est clair que lorsque l’on débute à un âge plus avancé, l’appréhension du sol ne va qu’en augmentant. Le but de ces exercices était donc de jouer avec le sol et de prendre un peu plus conscience de son corps, tout en étirant la colonne pour finir l’entrainement en douceur.

Pouvoir pratiquer avec Fred dans ces conditions, avec un groupe plus gros que d’habitude et qui a travaillé très sérieusement était un véritable plaisir. Ce dojo étant la suite logique de nos entrainements de la belle époque, où notre « dojo » se limitait pendant plusieurs années a deux personnes, je suis heureux d’avoir pu partager ce moment avec Fred, mais aussi que le groupe ait eu l’occasion de le rencontrer et de pratiquer avec lui.